‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 345 sur 424 · Mansi, Xin · texte numérisé non relu

Mansi, Xin

2. Sources pour la connaissance de l'hcrésie iconoclaste : i" A\anl tout les actes des conciles rtlnliC* à cette affaire, ceux notamment du VU" concile œcuménique (Man:>i, Xll.et XIII) et du concile iconoclaste de 815 (Mefkle-Leci.eucq, Hisl. des conc, III, 2). 2° Les écrits théologi-

/ques contemp©raiDS'Sur>laiquestion : Saint Jban I>awascbne, ses trois ^SQOUcs Adversus eo& qui sacras imagines abiiciunt [P. G.,.XOIV, coJ. 4232-1 i20). Les trois opuscules, De sacris imaginibus adversus ConstaMmuvi Cabalimim ('P. :G.,xev, 300-344), Epislula ad Theophilum impexaloremXibid., 3!i5-38a), jQpusculum adversus iconoclastes (P. G., XCVI, 1348-1361) ne sont pas de saint Jean; V Epislula est de 845; VOpusculum de 771. Nicéphore fe patriarche, Aniirrhetiea {P. 'G.^ C, iSa^-SS^). ÏHÉODOKE Stldlte, AntirvlieUci .{P. G., XCIX) et.sa correspondance (îôtd.). 3° Au point de vue historique, les Chroniques de TiiÉo- >piiANE (P. G., CVili) et de ses continualeurs (TnEOpjfAXEs ceNnxuATcs, P. G., CIX); celles de Léon le GiiAMMAiniEN (P. G., CVIII), de Kicépiiore (P. G., C) et de Geokges le Moine (P. G., CX); de plus les vies des empereurs et des saints confesseurs engafrés dans la querelle, que l'on trouvera dans P. G., XCIX, C, CVIII; CXV. — Les sources spéciales de la querelle des imaj^es en Occident seront données plus loin. — ïra- '•vaux : HEFELE-LECLEncQ,/fzsf.d(?s coNC.,'llI,2. Paris, 1910. K. Schwakzlqse- Der Bilderstreit, Gotha, 1890; Tougahd, La persécution iconoclaste, Pa- -ris, 18D7; E. Marin, Les moines de Constantinople, Paris, 1897; L. BnÉ- HiEu, Lo. quo-elle des images, Psivis, 1904 ; J. PxrxGOiRE, .L'Eglise byzantine de 527 à Si7, Paris, 1905.

3. L'islamisme primitif n'était pas, en principe, opposé aux repré^en-

théologiens condamnent ces mêmes pratiques, soit am nom de l'Écriture, ^oit en Tertu de considérations christologiques, soit encore par crainte d'abus inévitables '. A côté de ces raisons -particulières cependant, et comme raison plus générale et plus profonde qui explique l'opposition faite aux images, en certaines contrées du moins, on a signalé un secret éloignement des populations de la Syrie et de PEgypte et des peuples germaniques pour la représentation de la figure humaine dans romementation Tefligieuse. lis se défiaient du culte de la beauté humaine qui attirait tant les grecs, comme d'une idolâtrie ; et c'est par des lignes géométriques, par des entrelacs indélîniment répétés, par des symboles empruntés au règne végétal ou animal qu'ils essayaient plutôt d'exprimer le sentiment du divin et de l'infini^.

Toutes ces influences à la fois semblent s'être exer- €ées d'une façon plus ou moins apparente sur l'esprit de Léon l'Isaurien, pour le déterminer à déclarer la guerre aux images. Léon était né en pleine Syrie, à Germanicia : il avait pu connaître les pauliciens dont le centre d'action, Samosate, n'était pas éloigné. Il est possible aussi qu'il ait subi indirecftement rinfluence des musulmans dt desjuifs^. 11 est certain, en tout cas,

talions figurées. Il le devint plutôt sous l'influence des populations syriennes'et coptes aumilieu desquelles il ^'établit. La proscription des images chez Les musulmans ne date que du calife Omar II (717-720). V. L. BuÉHiEu, op. cit., p. O-ti).

1. Que ces abus se soient en effet produits çà et là ; bien plus qu'au cours delà controverse ils aient empiré en quelques endroits, et se soient multipliés, comme une protestation plus énergique de certains esprits exaspérés contre la persécution dont leur foi était l'objet, c'est, je crois, ce dont on ne saurait raisonnablement douter. On en trouvera plus loin des exemples.

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