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L'empereur les fit accompagner à Rome, adressa en même temps au pape, alofs Eugène II (824-827), des mémoires sur la question des images, et sollicita de lui rautorisation de tenir une réunion d'évêques, qui ferait sur cette question une enquête patristique. Eugène y consentit.
La réunion, qui comprenait desévêques et des familiers de Louis, eut lieu à Paris, en 825. Ce ne fut pas nn concile : ses membres le déclarèrent expressément ^ : ce fut une simple assemblée, mais qui s'attribua, comme on va le voir, une singulière importance.
11 sortit de ses délibérations quatre pièces que nous avons encore ^.
La première est un long mémoire adressé à l'empereur et à son fils Lothaire ^. On avait fait lire, y diton, la lettre du pape Hadrien à Irène : on avait approuvé le blâme qu'il y porte contre ceux qui détruisent les images, mais on n'avait pas approuvé qu'il •ordonnât d'adorer ces mêmes images. Le concile de Nicée s'était grossièrement trompé, et les preuves qu'il avait alléguées en faveur du culte des images ne valaient rien. Quant aux réponses d'Hadrien aux rej)rehensiones de Charlemagne, le pape avait répondu « quae voluit, non tamen quae decuit » ; on trouvait dans son écrit « talia... quae remota pontifîcali auctoritate, et veritati et auctaritati refragantur » ; et, si le pape n'avait été, à la fin, retenu par les enseignements -de saint Grégoire, « in superstitionis paecipitium omnino labi potuisset ^ » . Ce début indique assez quel avait été l'esprit de l'assemblée. Le mémoire continuait en engageant les princes à s'entremettre auprès des grecs