Mansi, XIII, 883; P. L., Q, i^?i
se terminait par une exhortation à revenir à la vraie foi. Dans ces conditions, le jugement du concile ne pouvait être douteux : ce fut une nouvelle condamnation de l'adoptianisme [capitul. i)\ condamnation qui fut confirmée par le pape Hadrien dans une lettre aux évoques d'Espagne-, deux ou trois ans plus tard, en 796 ou 797, par le concile de FriouF, et en 799 par le pape Léon III dans un concile de Rome^
C'est à ce moment que Leidrade entra en scène ^. Envoyé par Charlemagne pour examiner sur place l'affaire des adoptianistes et citer Félix à comparaître à un nouveau concile que l'on projetait, il rencontra Félix à Urgel, et lui persuada de venir trouver le roi. Le concile — c'était le cinquième sur cette question — se tint à Aix-la-Chapelle, dans l'automne de 799^. Pendant plusieurs jours consécutifs ', Alcuin, en présence du roi et du concile, discuta contre Félix et contre un prêtre qu'il avait amené avec lui, et « qui était pire que son maître* ». A la fin, Félix écrasé par l'érudition de son adversaire et touché de la grâce se déclara convaincu^. Par ordre de Charles, il rédigea, sous' forme de lettre adressée au clergé et aux fidèles d'Urgel, une rétractation qui est restée ^*, et fut remis