‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 407 sur 424 · Epist. CVIII, col · texte numérisé non relu

Epist. CVIII, col

5. Sur la polémique de Paul Alvare de Cordoue (f v. 861) avec Aurelius Flavius lohannes, v. Bach, op. cit., |). I îG et suiv.

que Charles et ses théologiens avaient mises à le combattre lui avaient porté le coup mortel \ Il ne put dès lors que végéter et peu à peu s'éteindre.

§ 4. - Les sacrements.

Si Ton excepte les doctrines spéculatives que la controverse les a obligés de traiter, et dont on a parlé jusqu'ici, c'est naturellement aux questions plus pratiques des sacrements et de la discipline qu'est allée l'attention de nos auteurs et en général de leur temps. Il ne sera pas inutile de noter, dans ce qu'ils en ont dit et décidé, certains détails plus dignes d'être retenus.

Leidrade, parlant du baptême et de l'onction de l'huile, a reproduit, en passant, une partie de la définition des sacrements donnée par saint Isidore : « Propter quod et sacramenta dicuntur, quia sub tegumento corporalium rerum virtus divina secretius salutem eorumdem sacramentorum operatur^. »

Théodulphe et Leidrade ont laissé chacun un traité^, et Alcuin une lettre * expliquant les cérémonies de l'initiation chrétienne. Les traités de Théodulphe et de Leidrade n'offrent rien de particulier. Leidrade cependant admet, avec saint Grégoire, qu'il cite,

1. Charlemagne avait montré du reste dans toute cette affaire qu'il se regardait comme responsable du maintien de l'orthodoxie et de la paix dans l'Église. Il est « Glius et defensor sanctae Dei Ecclesiae » ; en conséquence : « Hanc igitur 6dem orthodoxam... nos pro virium no~ strarum portione ubique in omnibus servare et praedicare proQtemur » (Epist. VI, ad Elipand. et caeter. episc. HUpaniae, P. L., XCVin, 899).

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