Op. cit., VI, VII
"1. Epist. XC, col. 289, 293; cf. Epist. CXUI, col. 342.
3. Epist. XC, col. 292. Cet usage a pu être inspiré par un scrupule théologique. On n'aura pas voulu que le baptisé reçoive la troisième personne de la Triuilé avant la seconde.
4. Alcuin, Commentar. in loan., III, cap. XV, vers. bO (col. 834); Leidrade, Lib. de sacram. bapt., IX.
ôpportuno quo pan-em et vimim in snbstantiam corporis et sanguinis Christi consecraveris • ».
Avec Tliéodlïiîphe, nous rencontrons des prescriptions fixes sur te nombre des communions que les fidèles doivent faire chaque année. Les chrétiens non excommuniés communieront tous les dimanches de Carême, et chaque jour depuis le jeudi sainit jusqu'à Pâques. Ceux qui sont excommuniés ne le feront que quand on le leur permettra. On ne doit d'ailleurs ni communier indiffer enter, c'est-à-dire sans la préparation requise, ni rester trop longtemps sans s'approcher de l'eucharistie ^.
On a pu lire plus haut 3 les transformations qui s'étaient accomplies depuis le v® jusqu'au viii« siècle dans l'administration de la pénitence, tant sous l'influence des nécessités nouvelles que sous l'influence des pénitentiels importés d'Angleterre et d'Irlande sur le continent : fréquence de plus en plus grande de la pénitence privée; sa réitération; administration de la pénitence par de simples prêtres ; admission du clergé aux exercices de la pénitence. Tout cela était acquis au moment où Charlemagne commençait son règne (771) ; et c'est précisément dans la période qui va de 750 à 825 qu'apparaissent nos plus anciens pénitentiéls du continent ''.