‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 411 sur 424 · Chap. IX · texte numérisé non relu

Chap. IX

4. A savoir les pénitentiéls de Bourgogne, de Bobbio, le pénitentiel II dé paris, ceux de Saint-Hubert, de Fleury-sur-Loire, de Mersebourg, le liangallense simplex, le Valicellanum I, le Vindobonense. V. les textes dans ,f. ScHMiTz, Die Bussbiicher, I, IL Aucun péaxitentiel d'ailleurs n'était désigné comme obligatoire, et quelques-uns m.;me n'étaient pas

LA THÉOLOGIE LAÎINË feOUS CHARLEMAGNE. 543

Tout cela, nous le retrôtlvonè réduit en pi*atique dans les auteurs que nous examinons ici, mais surtout dans le deuxième capitulaire de Théodulphe à son clergé.

Théodulphe distingue bien entre la pénitence publique qui est due pour les crimes publics ^ , scandaleux, et la pénitence privée. Dans la premièi^e, « Câpitalia et mortalia crimitla deflenda sunt secUndum canonum et sanctorum PatfUm iiistitutionem ». Ce n'est pas que la pénitence privée ne puisse remettre ces péchés, mais il y faut un complet changement de vie : « saeculari iactantia siiiiul deposita, piâe religionis confesso studio per vitae cortectionem et ingi, imo perpétue luctu se submittente^ ». On a un exemple de cette pénitence publique dans la péniteilce imposée par Paulin d'Aquiléé à Ileistulfe ^. Heistulfe avait tué sa femme accusée d'adultéré sur la foi d'un seul témoin. Paulin lui donne le choix entre l'entrée dans un monastère, ou bien l'accomplissement chez lui, et suivant la riguettr des cahons, de la pénitence publique, dont il lui rappelle les pt*etecriptions. Il ne lui cache pas d'ailleurs que cette seconde forme d'ex^ piation sera beaucoup plus dure que l'autre.

Mais la pénitence publique n'est pas le cas ordinaire. Voici, suivant Théodulphe, comment les choses se passent communément. Le pénitent s'agenouille d'abord devant Dieu avec le prêtre à qui il doit âe Con fesser. Puis il accuse « quidquid a iUvëhtulé rtecordari potest ex omnibus modis quae gessit » ; non seulement les mauvaises actions, mais encore les paroles et pensées mauvaises qu'il a à se reprocher. Si la tné-

toujours bien vUs. Cf. le concile de thalon-sur-èâôfte délais, canoh 38 (Mansi, XIV, loi).

i. cf. le concile d'Arles de 813, cahon 26 (JÏansi, XIV, c'ôî. 62}.

Page 1