Op. sup. cit
3. Ce traité se trouve dans la Patrologie grecque "Çiaitmi lesflèuvres de saint Cyrille (tome LXXV). l\ doit être restitué à Théodoret.
L'EUTYCHIANISME. 103
pendium composé vers 453, et on ne les retrouve pas même dans la lettre eu aux moines, qui est cependant de 431, et qui a été rédigée de très près. Tous ces ouvrages d'ailleurs, et même les plus défectueux, contiennent, à côté des passages répréhensibles, d'autres passages d'une orthodoxie parfaite et qui expriment le dogme d'une façon forte et heureuse. Si donc on peut dire avec raison que le langage christologique de Théodoret a manqué parfois d'exactitude, il serait outré, à mon avis, d'incriminer sa croyance intime et de faire de lui, même dans le principe, un nestorien conscient, admettant en Jésus-Christ deux personnes. La christologie de l'évêque de Cyr présente les lacunes et les inconséquences communes à l'école à laquelle il appartient, et qui ont été signalées plus haut, et cela suffît pour que le V® concile général ait pu en condamner certains détails : mais cette christologie cependant proclame ou du moins sauvegarde les deux vérités fondamentales définies à Éphèse et à Chalcédoine, l'unité de personne avec la dualité des natures ^ .
i. On sait que le livre IV, 12 de VHaeretic. fabul. compendium et le Lihellus à Sporacius (P. G., LXXXHI, H53 et suiv.) sont très violrints contre Nestori us. Mais on se demande précisément si ce Libellus est bien de Théodoret, et si l'ouvrage sur les hérésies n'a pas été interpolé à cet endroit