‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 8 sur 424 · Ibid., SWETE, 296 (col · texte numérisé non relu

Ibid., SWETE, 296 (col

2. 'H xax' eùSùxiav tûv (puaewv gvaiai; jiiav àjiçoTlpwv T<p xr[Z ôfj-wvu- (xiaç ).6Yt{> £pYàJ;eTai t9iv TtpodrjYopîav, tt^v ôéXrjcriv, Tr]v èvspyeiav, xry aùGevTÎav, r^v Suvaertetav, Tr,v Seauoxeiav, xriv à^tav, tyiv è^oufftav, [xrjSevl tpoTtw 6tapou[xévYiv évoç âfxçoxépwv xat' aÛTYiv upoffWTtou xal yevojxévou xotl ^eyofJLÉvou. Swete, 338 (col. 1012).

3. 'O ôè Tri; îtax' eùôoxiav évtoorewç xpoTTot; àoMyyiyxOM:, çuXàtTwv xàç <ptj(yeiç xal àôiatpéxo); ev àjAçoTéptov ib TrpodWïcov Seîxvuaiv, xai (xlav Tr,v OéXiriffiv, xas {Aiav ty^v èvspyeiav, jjLexà vf\ç, èTrojxévYj; xouxotç (xtaç aù6svxîaç xaX 6e(jTroxetaç. Swete, 339 (col. 4013).

dans le siècle futur, il reçoit l'adoration de toute créature, comme ayant avec la nature divine une union inséparable, toute créature Ini rendant ses adorations à cause et en considération de Dieu i. »

Ainsi donc l'union dans le Christ des natures divine et humaine — union que Théodore déclare avoir commencé avec la conception du Sauveur ^ et être indissoluble -^ — cette union est telle qu'elle fait participer la nature humaine à la dignité et à l'autorité divines, qu'elle la rend adorable comme Dieu et en raison de Dieu à qui elle est unie, bien plus qu'elle établit entre les deux natures l'unité personnelle. Une personne unique possède à la fois les deux natures,

Evoç à[jicpoTlpojv... TrpoffWTTOu xai Y£vo{jL£voo -xal XsYOfXEVOU.

Cette dernière affirmation est capitale, et on la retrouve souvent sous la plume de Théodore. « Lorsque nous distinguons les natures, écrit-il, nous disons que la nature du Dieu Verbe est complète, et complète aussi sa personne, car on ne saurait dire qu'une hypostase est impersonnelle^; [de même nous disons] que la nature de l'homme est complète et complète aussi sa personne. Mais quand nous considérons l'union, nous disons qu'il n'y a qu'une personne^. »

\. 'Avaçjop^ 6s ou xal évvoiqc Tïàariç, aùxà) Tyjç xTiffswç ttiv TrpoaxuvTQcrtv à7ïove[xoOari<;. Exposilio symboli, Swete, 329 (col. 1017).

2. 'Ev aÛTÎQ TTJi SiairÀdaet, è$ oLÙzrii; ira [xrjTpa;, De incarnat,, SwETE, 297 (col. 977); Epist.ad Domnum, Swete, 339 (col. 1013) ; Contra Apollinar., Swete, 314(co1. 99^i).

3. Expositio symbali, Swete, 329 (col. 1017) ; Contra Apollinar., IV, Swete, 316 (co). 1000).

4. Oûôè yàp àirpôcrwTTOv Igtiv ÛTCOo-Tacnv etuetv, A noter ici le sens du mot uTcddTaaiç. Il est remarquable que ce mot dont le sens, au v« siècle, était en quelque sorte consacré en matière trinitaire, pour désigner les personnes divines, ne retenait plus le sens précis de personne, dès qu'on l'employait dans d'autres sujets. Ici il désigne une réalité ou la nature concrète. C'est la signification qu'il coe servera avec Nestorius.

8. De incarnatione, vm, Swpte, 299,300 (col. 981); V, Swete, 292 (coV 969, 970); XI, Swete, 302 (col. 983,984).

LE NESTORIANISME. 19

11 n'y a qu'une personne, et en conséquence il n'y a en Jésus-Christ qu'un seul fils et un seul seigneur :

« On ne confesse justement qu'un seul fils, puisque la distinction des natures doit être nécessairement maintenue, et i'imion de la personne (rj loO upoc-coTrov» ëvtoçiiç) inviolablement onservée^ ». — « Nous ne disons pas deux fils ni deux sei- - neurs, car il n'y a qu'un Fils par essence, le Dieu Verbe, Fils unique du Père, dont cet [homme] qui lui est uni, et qui participe à sa divinité, partage le nom et la dignité de fils. Et le Seigneur par essence est le Dieu Verbe dont celui qui lui est uni partage également la dignité. Et c'est pourquoi nous ne disons ni deux fils ni deux seigneurs 2. »

Donc, en Jésus-Christ dualité des natures, mais unité personnelle, unité de filiation, de seigneurie, de dignité, d'autorité, unité de grandeur adorable : c'est l'enseignement de Théodore, et il semble que rien ne lui manque pour être orthodoxe. Cependant, on a pu remarquer déjà combien souvent, préoccupé de sauvegarder l'intégrité et l'inconfusion des natures dans l'union, l'auteur parle de ces natures comme de deux personnes complètes en soi. La nature humaine est auToç, oÔToç, ô Xa[xêav6(/.evoî; : c'est Jésus qui lutte contre la tentation et qui s'avance vers la perfection « mediante ei deitate ad perfectionem ^ ». C'est l'homme seul qui est le Jésus de l'histoire. Théodore dit sans doute que l'union entraîne entre les deux natures unité de vojonté et d'action (\iioLUXy\aic, jxia Ivapysia); mais il faut bien se garder de prendre ces expressions dans le sens que leur donneront plus tard les monothélites, et qui d'ailleurs serait erroné.. L'unité dont il est ici question est une harmonie purement morale : la volonté humaine se conformait à celle du Verbe, et

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