‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 84 sur 424 · Lebon, p. 202, 204, 491 et suiv · texte numérisé non relu

Lebon, p. 202, 204, 491 et suiv

4. Comme Sévère objectait toujours que la formule ôuo çuaet; suppo sait la séparation des natureâ, Jean adoptait là formule év 8ûo çûaeffiv àÔtaipéTotç {lefà tyiv Eviocrtv, ou bien èv ouo (puceaiv àSiaipSTot; èv k\\ 7tpo<7(07cq>. Jean bar Apht., Vita Severi, p. 248; P. G., LXXXIX, col. 104 B Lebon, p. 344.

L ÉVOLtfîtdN DU MONOPHYSISME. 123

Sévère âcôepté dé distingtifei* Bùb ^ucrét^, iliaië genlement

TT] ÔEWpia, t5) cpttvraffit^ tou vou fAOvov, tw ^/w^ tt] 67riVo(o(, etc. ^.

Dire ôuo cpuaeiç simplement après l'union, il ne le peut, puisqilë cpurfiç pour lui signifie l'individu concret, la personne : rtiais il admet bien, comme Cyrille, que si l'on fait momentanément, par l'esprit, abstraction de l'union, les éléments du Christ nous apparaissent comme deux natures, deux hypostases, deux personnes 2. Seulement, Ceti'èStlà qu'un jeu de l'esprit et un exercice de logiqile. Dès qu'on t'évient à la réalité de l'union, on netrouVeplus qu'une personne, unehypostase, nne nature ^. Et ainâi il est Vrai que le Christ est de deux, ik ouo, qu'il est Ix ôeo'xYitoç Jcal àvOpwTtoTritoç, ix. 5uo ç uffÊtov, EX ouo irpaYfJLaxwv, Ix Suo ôito&Tacrewv ^ : mais il

reste vl*âi qiie des deux il est eTî;, (xia <^û(si^, [x(a tixÔGxaaiç.

Cett(3 réponse de Sévère ne résolvait pas l'objection dé Jeati lé Grammairien. Puisque Sévère et les siens n'admettaient pas dans le ChHst la confusion des éléments divin et humain après l'union^ cette distinction devait s'accuser de quelque manière et se traduire par une formule qui île serait pas 860 <^6(îei<;, mais qui serait de sens équivalent à deux natures. C'est à propos de la question des propriétés de chaque élément, et à l'occasion de sa polémique contre Sergius, que Sévère donne cette formule.

Saint Léon avait affirmé que, dans Tincarnation, la propriété de chaque nature est sauvegardée, que chaque nature consefVtB Sans déchet sa propriété ^.

^. p. G.j LXXXVI, 4, col. 908 A, 921 AB, 936 D ; 2, col. 1841 G.

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