‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 212 sur 223 · S. ÉPIPHANE, L c, 7; Contra Apollinar., II · texte numérisé non relu

S. ÉPIPHANE, L c, 7; Contra Apollinar., II

430 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

lui : union de pure action extérieure (eçctjQev) *, ou, si l'on préfère, d'habitation, le Logos impersonnel étant contenu en Jésus comme dans un temple (ax; Iv vaS) 2, union qui est une simple cuvÉXeuaiç ^, qui ne fait pas que Jésus soit Dieu en personne (aXÀo; yap ^'^f^^ 'lr,<rouç XpKTToç xai àXXoç ô ^oyoç) ^, qui ne donne pas non plus au Verbe la personnalité qui lui manque, car il n'est pas une essence subsistant dans un corps (oùdîa oùcicoasvr, Iv (yto|xaTt) ^, mais seulement la raison de Dieu dont les lumières sont communiquées au fils de Marie xatà [jLaOr,<Tiv xa\ (XETOuaiav — xaxà 7roior/)Ta ^.

Toutefois, grâce à cette communication, Jésus est un être unique et hors de pair ^. Oint par le Saint-Esprit dans son baptême, il a atteint la perfection morale ^. Son amour de Dieu est sans défaillance, sa volonté impeccable, excellence bien supérieure, remarque Paul, à celle qui lui viendrait de la nature. En récompense de cette rectitude, Dieu lui a accordé le pouvoir de faire des miracles. Jésus-Christ triomphe du péché non seulement en lui, mais en nous : il nous rachète et nous sauve, en même temps qu'il rend indissoluble son union avec Dieu.

Alors se produit son apothéose. La pureté de sa vie aussi bien que ses souffrances lui valent un nom au-dessus de tout nom ^ ; il est établi juge des vivants et des morts, revêtu de la dignité divine, si bien que

l.RODTH, l. C, 3H.

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