‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 12 sur 426 · Haer, LXI, 6; Ancoratus · texte numérisé non relu

Haer, LXI, 6; Ancoratus

rait absolument inexplicable si on ne les supposait admis en elïet de la généralité des évêques. Saint Cyrille de Jérusalem veut qu'on reçoive de l'Eglise même le canon des Ecritures \ et il ajoute que, comme beaucoup de chrétiens se trouvent, par suite de leur ignorance ou de leurs occupations, dans l'impossibilité d'étudier les Ecritures pour s'en assimiler la doctrine, cette Église a concentré cette doctrine en un symbole de foi qu'il faut religieusement retenir et conserver, car elle enseigne sans défaillance (àveXsiTrwf;) le dogme qu'il est utile aux hommes de connaître-. Saint Chrysostome s'exprime au fond de même sur cette infaillibilité^; et quant à saint Epiphane, c'est avec un vrai lyrisme qu'il célèbre les beautés de cette Église, unique épouse du Fils de Dieu, vierge, sainte, immaculée, qui a gardé absolument pur (ax^pâvTOiç) l'enseignement des apôtres, qui a conservé par sa vérité la foi, l'espérance, le salut, autorité souveraine dont la croyance ancienne suffit à établir ce qu'il faut croire : Outw yotp So^àÇei ii 5yia toîï ÔEOÎi cXxXrjffîa àuo twv àvéxaôev ■*.

Sur cette question de principe nulle difficulté. Les difficultés commençaient quand on se demandait par quels organes, eu dehors des symboles reconnus, s'exprimait cette foi de l'Eglise, et quelle était, en particulier, la mesure d'autorité que Ion devait accorder aux conciles. La distinction des conciles généraux et des coQciles particuliers n'était pas faite en Orient, ou, si le mot d'œcuménique y était connu, on n'avait pas explicitement déterminé quelles conditions étaient requises et suffisantes pour qu'un concile fût réellement tel. Rien n'établit notamment que l'avis du pape

Page 1