‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 155 sur 426 · Haer. LXXVIII, U · texte numérisé non relu

Haer. LXXVIII, U

4. Haer. LXXVni. A remarquer que saint Épiphane observe incidemment que, en somme, nous ignorons si Marie est jamais morte (ibicl., 21).

8. De trinil., I, 27, col. 40i ; III, 4, col. 832. Cf. Amphiloqoe, loc. cit.

sacrifices. Saint Épiphane, qui nous les fait connaître ^ blâme leur zèle ignorant, et remarque que Marie étant une créature sainte doit être honorée, mais non point adorée : Trjv Mapiav [AviSeiç -nrpoo'xuveiTOi) — xai ei xaXkiaTri -^ Mapia xai àyioi^ xal TeTi{ji.y)(jt.év7i, àXX' oùx et; xo 7rpo(Jxuv£Îa9ai ^.

Cet honneur rendu à la Vierge on le rend également aux saints ; et saint Épiphane encore formule le principe que « Qui honore Dieu honore aussi le saint; qui méprise le saint méprise son Seigneur^ ». Des panégyriques sont prononcés pour rappeler leurs vertus, le jour de leur fête; les fidèles sont exhortés à les invoquer; car leur pouvoir, remarque saint Chrysostome, est grand auprès de Dieu (ttoXXvjv i/ôvxaq Trappr,- (Ti'av) ^, d'autant plus, ajoute saint Grégoire de Nazianze, qu'ils sont actuellement plus rapprochés de Dieu que pendant leur vie terrestre^. On ne vénère pas seulement leur âme bienheureuse : on vénère encore leurs reliques^, et saint Chrysostome, en relevant la vertu et l'efficacité surnaturelle de ces restes précieux, nous montre les fidèles empressés autour des saints tombeaux'^.

Des autres pratiques chrétiennes je |ne signalerai, comme se rattachant plus étroitement au dogme, que la prière pour les morts. On la trouve mentionnée et pratiquée universellement en Orient, au iv° siècle. Saint Grégoire de Nazianze, saint Cyrille de Jérusa-

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