Optât, II, 19, 21 ; cf. VI, 1 et suiv
tard de le regrettera En attendant, Constantin acquiesça à leur demande. Un premier synode se réunit au Latran, sous le pape Miltiade, le 2 octobre 313. Les accusations portées contre Cécilien ne purent être prouvées, et l'on fit aux donatistes des avances pour la paix. Ils les repoussèrent et sollicitèrent une nouvelle enquête 2. Elle démontra que Félix d'Aptonge n'avait point été traditeur^; et presque en même temps un grand concile réuni à Arles (1" août 314) condamna les pratiques des donatistes. Dans le canon 8, il interdit de rebaptiser ceux qui se convertissaient de l'hérésie, et qui avaient déjà été baptisés dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Par le canon 13, il décida que les clercs ordonnés par les traditeurs, s'ils étaient dignes de rester dans le clergé, n'auraient pas à souiïrir de cette circonstance de leur ordination : Nam si iidem [traditores] aliqiios ordinasse fuerint deprehensi, et hi quos ordinaçerunt rationales subsistunt, non illis obsit ordinatio'^ .
Déboutés de leur plainte et condamnés, les donatistes auraient dû se soumettre. Ils s'y refusèrent, et fatiguèrent si bien l'empereur qu'il consentit encore à les juger lui-même à Milan (316). Ce fut pour les condamner de nouveau et déclarer Cécilien innocent^.
Dès lors, il ne leur restait plus qu'à rentrer dans le sein de l'Église ou à se révolter, car Constantin, qui les avait jugés, entendait bien que sa décision sortît son effet. Ils choisirent la révolte. Le pouvoir impérial
1. Quid christianis cum regxbus? Aut qtiid episcopis cum palatio? Mais il était trop tard pour se plaindre d'une situation qu'ils avaient eux-mêmes créée (Optât, I, 22; Aigust., Contra litter.Petiliani, n, 202).