‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 195 sur 426 · Dans P. L., XVI · texte numérisé non relu

Dans P. L., XVI

denhewer) retardent jusqu'au v® ou au vi® siècle, mais que d'autres (Duchesne, Batifîol) maintiennent aux environs de l'an 400, et qui appartient bien en tout cas au cercle de l'église de Milan. Le commentaire sur les épîtres de saint Paul * , cité sous le nom d' Ambrosiaster, n'est pas non plus de l'évêque de Milan : il est très probablement du juif, converti d'abord puis relaps, Isaac, qui écrivait sous le pontificat de Damase (366- 384), et qui est l'auteur encore des Quaestiones Veteris et Novi Testamenti que l'on trouve parmi les œuvres de saint Augustin 2.

Je ne nommerai guère que pour mémoire Julius Firmicus Maternus dont le livre De errore profanarum religionum^ , écrit vers 347, offre plus d'intérêt pour l'histoire que pour la théologie. Prudence, de son côté, a consacré toute une partie de ses poèmes (404- 405)^ à combattre le paganisme et l'hérésie, et l'on a voulu voir notamment dans son Apothéose et son Hamartigénie une réfutation voilée, mais non équivoque, du priscillianisme. L'histoire des dogmes n'a que fort peu à glaner dans ces compositions. Il en va tout autrement du livre de saint Optât De schismate donatistarum (370-385). Dans la littérature du iv' siècle Tévêque de Milève reste presque un isolé : par le sujet qu'il traite c'est à saint Augustin qu'il se rattache plus qu'à ses contemporains, et c'est pourquoi je l'ai nommé le dernier; mais d'ailleurs il est, dans la théologie de l'église et des sacrements, un initiateur dont les idées doivent être étudiées de près. Il n'a pas combattu le donatisme seulement par l'histoire et les faits : il lui a opposé une doctrine dont celle de l'évêque d'Hippone

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