Adv. Arium, I, 13, col. 1048 B; cf. ni
8. Adv. Arium, I, 16, col. 1030 B C; 8, col. 1044 C; 12, col. 1046 D; etc.
mais elle n'ose dire d'abord que le Saint-Esprit />/'ocède du Fils, puisque l'Évangile n'emploie pas cette expression. Ainsi saint Hilaire, ayant écrit que le Saint-Esprit reçoit du Fils sa nature même et ce que le Fils a reçu du Père, se demande si recevoir du Fils est le même acte que procède 7^ du Père. Il n'ose trancher la question; mais il remarque que, en tout cas, en recevant du Fils, le Saint-Esprit reçoit du Père, puisque tout ce que le Fils donne au Saint-Esprit lui vient du Père '. Le Saint-Esprit est donc « res naturae Filii, sed eadem res et naturae Patris est^ ». D'où la conclusion que le Saint-Esprit est du Père par le Fils : « Quod ex te per eum (Filium) Sanctus Spiritus tuus est, etsi sensu quidem non percipiam, sed tamen teneo conscientia^ ». — Même doctrine, sans le mot précis, chez Phebadius : « Misit nobis (Filius) Spiritum Sanctum de propria sua et ipsa una substantia sua... De meo, inquit, accipiet [Toan.^ xvi, 15); ex eo utique quod est Filius, quia et Filius de eo quod Pater est^ ». — Même réserve dans saint Ambroise ^, bien qu'il enseigne très clairement que le Fils est le principe du Saint-Esprit : « Quae Filioincognita putas, ea de Filio Spiritus sanctus accepit. Accepit autem per unitatem substantiae, sicut a Pâtre Filius ^ » . — « Eo quod apud te... Deus omnipotens, Filius tuus fons vitae sit, hoc est fons Spiritus sancti, quia Spiritus vita est "^ ». — Et enfin même enseignement dans Victorin. Par un mouvement unique, dit-il, uno motu,
i. De trinit., VIU, 20.