‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 237 sur 426 · Athanase, Historia arianorum ad monachos · texte numérisé non relu

Athanase, Historia arianorum ad monachos

Tun contre le même Constance ^ l'autre — on l'a déjà dit — contre l'usurpateur Maxime^; et quant à saint Ambroise, on sait avec quelle fierté il revendiqua et maintint vis-à-vis de Théodose et de ses successeurs l'indépendance et les droits des évêques en matière ecclésiastique : « Quando audisti, clementissime imperator, in causa fidei laicos de episcopo iudicare^? o

L'Église est donc, comme telle, indépendante des pouvoirs laïques ; mais elle-même a-t-elle un chef visible, un évêque plus élevé qui la gouverne. On a vu que les Grecs, à l'époque où nous sommes, reconnaissaient au siège de Rome une primauté, une autorité plus haute à laquelle quelques-uns de leurs évêques eurent recours. Si les Grecs eurent cette opinion, on peut sans témérité augurer que les Latins abondèrent dans le même sens. On a lu plus haut les textes d'Optat et de Pacien sur les privilèges de saint Pierre. Presque tous nos autres auteurs, saint Hilaire, Victorin, saint Ambroise, TAmbrosiaster, saint Jérôme parlent de même : Pierre est le fondement de l'Eglise, préposé à son gouvernement, le prince des apôtres , celui qui a reçu une autorité exceptionnelle, la primauté, qui a été établi chef pour couper court à toute tentative de schisme^. « Ubi ergo Petrus, conclura saint Ambroise, ibi Ecclesia; ubi Ecclesia, ibi nulla mors , sed vita aeterna ^ ». Et saint Jérôme :

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