‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 256 sur 426 · Tract. I, 10, 3 ; H · texte numérisé non relu

Tract. I, 10, 3 ; H

o. Pacien, Libellus exhortât., 9, 40, 12; Amuroise, De paenitentia, I, Î>1; II, 46-50, 91, 92, 96; JÉr.ÔME, Epist. LXXVII, 4.

paye réellement à Dieu la dette d'expiation et de satisfaction dont il est redevable : « Nemo pauper est qui Deo débet, nisi qui seipsum pauperem fecerit. Et si non habet quae vendat, habet quae solvat. » — « Oratio, lacrymae, ieiunia débitons boni census est^ » Malgré cela cependant, le pénitent ne doit pas croire que son pardon lui est dû tanquam ex debito. Il peut l'espérer seulement, car il ne l'a pas proprement mérité : « Aliud est enim mereri, aliud praesumere^ ».

Enfin le dernier acte de la pénitence était la réconciliation du pénitent, la « remissa peccatorum », « paenitentibus cura^ », qui se faisait solennellement à Rome le samedi saint par l'imposition de la main de l'évêque''. Cette réconciliation avait pour effet de ramener dans le pécheur le Saint-Esprit qui s'en était éloigné, de rendre ce pécheur à la vie surnaturelle, de le réintégrer daas l'Eglise par l'admission à la communion^. La sentence qui opérait ainsi la réconciliation était-elle purement déclaratoire, c'est-à-dire l'évêque déclaraitil simplement que, vu les dispositions du pénitent et les prières faites pour lui par l'Église, ses péchés lui étaient remis par Dieu, ou bien était-elle effective, c'est-à-dire l'évêque remettait-il lui-même les péchés du pénitent en vertu du pouvoir que Jésus-Christ lui avait donné? Saint Jérôme, en un passage de son commentaire sur saint Matthieu, xvi, 19^, paraît regarder la sentence comme purement déclaratoire. Son texte cependant n'est pas décisif, et il y refuse surtout

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