Haunack, Lehrb. der DG., II
2. Sources : Avant tout le symbole, les canons et le décret synodal du concile. Puis Saint Athanase, surtout De decretis Nicaenae synodi (v.3r>l) etEpistula ad Afros (v. 369) ; Eusèbe, Vita Constantini ; Socrate, SozoMÈNE, Théodoret, RuFiN dans leurs Histoires ecclésiastiques, et Gé- LASE DE Cyzfqi'e daus son Histoire du concile de Nicée. — Travaux : les
voqué par Constantin ^ à Nicée, en Bithynie. Trois cent dix-huit évêques environ- s'y réunirent, presque tous orientaux. Les occidentaux se réduisaient à Hosius de Gordoue, aux deux prêtres Vitus et Vincent, représentants du pape Sylvestre, à Cécilien de Carthage, Marc de Calabre et Domnus de Stridon. Après les deux patriarches, Alexandre d'Alexandrie et Eustathe d'Antioche, les évêques les plus en vue étaient le métropolitain de Césarée en Cappadoce, Leontius, et les deux Eusèbe de Nicomédie et de Césarée. Le diacre Athanase avait accompagné son évêque Alexandre.
Le concile dut s'ouvrir vers le milieu de juin pour se clôturer au milieu de juillet 325. Il ne fit probablement point rédiger de procès-verbaux de ses séances ; et ainsi les moyens nous manquent de suivre exactement le progrès de ses discussions. Nous ne pouvons que très sommairement en reconstituer la physionomie.
Des sortes de conférences préliminaires précédèrent, semble-t-il, les premières sessions de l'assemblée. Les partisans d'Arius s'y déclarèrent. Ils étaient, au témoignage de Rafm, dix-sept en tout ^. Puis le concile fut solennellement ouvert par Constantin. Il est probable qu'Hosius le présida, assisté des deux prêtres Vitus et Vincent. Quoi qu'il en soit, les débats étant com-
mcmes que sur l'arianisme en général, et Hefele, Histoire des con cites, 2« édit., traduct. franc., tom. I, i.
1. Le sixièine concile général (680), dans sa dix-huitième session (Mansi, Coll. conc, t. XI, col. 6GI), a aifinué que le concile de Nicée l'ut convoqué par Constantin et le pape Sylvestre agissant de concert. Ce téniDignage est bien tardif. Les expressions de Rufln {ex sacerdotum sententia, H. E., I, 1) et de Sulpice Sévère {Hist. sacra, II, 55) font plutôt penser à des conseils que Constantin aurait pris d'Hosius ou d'Euséi)e de Nicomédie par exemple.
2. Ce chiifre, qui devint bientôt traditionnel, n'est qu'approximatif. Voir EiJsEBS, Vita Constant., III, 8; Athanvse, Historia arianorum» 66 Apologia contra arianos, 23, 2.j; De synodis, 43; De decretis, 3.