Adv. lovinianum, II, S
a de ce dernier, que l'on peut bien appeler le docteur de la virginité, cinq traités sur cette matière, et l'on n'ignore pas avec quel succès il en a parlé ^. Chez lui surtout, nous saisissons le lien qui depuis, dans l'Église latine, a rattaché la pratique de la virginité à la doctrine de la perpétuelle virginité de Marie. La supériorité de la continence sur le mariao^e une fois établie — et saint Jérôme allait en renouveler la preuve contre Jovinien^ — il paraissait convenable que la mère de Jésus fût restée toujours vierge ; et à son tour l'exemple de pureté parfaite donné par Marie devenait un motif de plus d'estimer et de pratiquer cette vertu. « Egregia igitur Maria quae signum sacrae virginitatis extulit, et intemeratae integritatis pium Christo vexillum erexit, Et lamon cum omnes ad cultum virginitatis sanctae Mariae advocentur exemplo, fuerunt qui eam negarent virginem persévérasse ». « Aliis promittit (Christus) ut non deficiant : matrem suam defîcere patiebatur? Sed non déficit Maria, non déficit virginitatis maûfistra^ ».
§ 13. — Eschatologie.
On a constaté, en parcourant l'enseignement eschatologique de la théologie grecque au iv® siècle, un certain flottement dû à l'influence d'Origène. Le même phénomène se retrouve dans la théologie latine de cette époque. Saint Jérôme avait été d'abord un vif admirateur d'Origène, et saint Ambroise avait largement puisé aux sources alexandrines. Mais surtout Rufîn, par sa traduction du [Ispt àp/wv, en 397, vulgarisa en Occident les doctrines origénistes. Dans cette