‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 278 sur 426 · De fuga saeculi, 39; In psalm. CXVIII, sermo XX · texte numérisé non relu

De fuga saeculi, 39; In psalm. CXVIII, sermo XX

o. In psalm. CXVIII, sermo III, 14-16; sermo XX, 12-14; In psalm. XXXVI, 26.

vant la condition morale où ils se trouvent; si différent que notre auteur, en un passage, distingue deux sortes de feu, l'un proprement purificateur pour les fautes légères, l'autre vengeur pour les fautes plus lourdes, et qui se confond avec le feu préparé au diable et à ses anges ^ Cette distinction cependant n'est pas partout maintenue^, et l'on peut croire que le même feu, dans ses hauteurs, purifie les justes, et dans ses profoadeurs torture les méchants. Quoi qu'il en soit, tous, avons-nous dit, traversent le feu du jugement. Les impies et les apostats, « sacrilegi qui superba in Deum iactavere convicia », en sont saisis comme par un feu vengeur qui les retient : « Alii in igné remanebunt... ministres autem impietatis ultor ignis exuret » ; ils sont précipités dans le lac de feu brûlant •'^. Aux justes parfaits, au contraire, ce feu paraît comme une rosée qui les rafraîchit : argent pur, ils ne contiennent pas de plomb à séparer : tels ont été les apôtres : « loanni (evangelistae) cito versabitur igneus gladius; quia non invenitur in eo iniquitas quem dilexit sequitas^ ». Quant aux chrétiens ordinaires, ou bien leurs bonnes œuvres l'emportent sur leurs fautes, et leur souffrance du feu de l'épreuve, proportionnée à ces fautes, sera relativement de peu de durée; Dieu a eu soin de les châtier d'avance, et leur délivrance sera prompte : « Absolutio enim matura sanctorum est ». « Praesto est venia^ ». Ou bien — et ce sont les plus nombreux ^ — leurs fautes l'emportent sur leurs bonnes œuvres, et ils partageront, pour un temps du moins, le sort des impies et des apostats :

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