‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 30 sur 426 · SocRATE, Hist. eccles., I, 3G · texte numérisé non relu

SocRATE, Hist. eccles., I, 3G

à l'unité ^ Dieu est une monade indivisible, un seul TrpoffWTTov : il n'est pas trois hypostases^. La pluralité introduite en Dieu aussi bien que l'infériorité du Logos par rapport à Dieu sont la suite d'infiltrations païennes et aussi des erreurs d'Origène^.

En Dieu cependant existe le Verbe. Marcel ne dit pas le Fils, car il déclare que le nom de Fils, comme ceux d'Image, Christ, Jésus, Vie, Voie, etc., se rapporte uniquement au Verbe incarnée Le Verbe àaapxoç n'est pas Fils, il est simplement Verbe; et de ce Verbe l'Ecriture nous dit trois choses. Premièrement qu'il était au commencement, Iv àp/vî, pour signifier qu'il était dans le Père en puissance (ôuvxasi). Deuxièmement qu'il était Trpbç tov Osov, pour marquer qu'il était auprès de Dieu en énergie active (Ivspyeta), et qu'il a tout créé lui-même. Enfin elle nous dit que le Verbe était Dieu, pour nous apprendre que la divinité n'est pas divisée, puisque le Verbe était en Dieu et que Dieu était dans le Verbe ^. Ainsi le Verbe est éternel, consubstantiel (ô[jLoouaio;, aùxoouaioç) à Dieu®. On ne voit pas distinctement qu'il fût une personne.

Cependant la monade veut créer : le Verbe s'avance (TTposXÔwv, IxTcopsusTai) pour être l'auteur de la création : il devient une Ivépysia Spaanx-/] '^ : c'est la première économie. La seconde a lieu lors de l'incarnation. La divinité toujours s'étend par son opération et habite dans une humanité réelle complète : « Si l'on considère l'Esprit seul, le Verbe paraîtra avec raison être un et identique avec Dieu ; mais si l'on ajoute « selon

i. Fragm. 66 (60).

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