‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 309 sur 426 · Contra Iulian. opus imperf., I · texte numérisé non relu

Contra Iulian. opus imperf., I

7. Enchiridion, XL; Sermo CLXXIV, 2; De praedestin. sanctorum, 30.

hominis fîliiis, idemque Dei filius, non duo fîlii Dei, Deus et homo, sed unus Dei filius ^ ». — « Lege Scripturas, nunquam invenies de Christo dictum quod adoptivus sit Filius Dei^ ». Il conclut 2^ à la communication des idiomes dont il justifie le bien-fondé, et dont il fait la théorie ^. Enfin il conclut 3® que c'est le Verbe qui, en Jésus-Christ, communique à l'homme sa personnalité divine : « Non Verbum in carnem pereundo cessit, sed caro ad Verbum, ne ipsa periret, accessit^ ». Le Christ c'est « Verbum Dei habens hominem » ; la Trinité demeure, l'accession de l'humanité n'en fait pas une quaternité^.

Un jour plus ample serait d'ailleurs jeté, s'il en était besoin, sur la christologie du saint docteur, par l'affaire de Leporius. Leporius était un moine qui, après avoir séjourné dans le midi de la Gaule, peut-être à Marseille, avait dû venir en Afrique, pressé par la censure des évêques gallo-romains. Il se rendit à Hippone, où saint Augustin le convainquit d'erreur et lui fit signer un écrit de rétractation que nous avons encore, le Libellas emendationis swe satisfactionis confessionem fidei catholicae continens de mysterio incarnationis Christi^. Il est de 415-420. On possède encore sur cette affaire une lettre, la ccxix® entre celles de saint Augustin, dictée, pense-t-on, par lui. Or, de ces documents il résulte que Leporius avait admis un mélange de nestorianisme et de pélagianisme. Dieu n'était pas né, un homme parfait seulement était né {Libell.^ 2) ; le Verbe était resté étranger aux souffrances de l'homme, lequel avait souffert par sa propre vertu, sans le secours de

d. Enchiridion, XXXV.

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