‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 318 sur 426 · De baptismo, V · texte numérisé non relu

De baptismo, V

tum et Ecclesiam toto orbe difîusam ' . » Le donatisme confiné en Afrique n'a pas cette catholicité^ ; les autres sectes ne l'ont pas non plus; car, à les considérer toutes ensemble, on trouvera sans doute qu'elles sont, comme la vraie Eglise, répandues par toute la terre, mais elles ne sont pas pour cela catholiques, parce quelles ne font pas corps, et que chacune d'elles n'existe qu'en un lieu déterminé^.

Enfin la vraie Église doit être apostolique, en ce sens que ses pasteurs et ses évêques doivent être les successeurs des apôtres : « Genuerunt te apostoli ; ipsi missi sunt, ipsi praedicaverunt, ipsi patres... Patres missi sunt apostoli, pro apostolis filii nati sunt tibi, constituti sunt episcopi... Non ergo te putes desertam, quia non vides Petrum, quia non vides illos per quos nata es : de proie tua tibi crevit paternitas \ » Et pour prouver que les catholiques possèdent bien cette apostolicité, saint Augustin, comme saint Irénée, refait la liste des évêques de Rome jusqu'à Anastase, avec qui ces catholiques sont en communion^.

Cette discussion terminait avec les donatistes la controverse sur la vraie Eglise. Mais saint Augustin ne s'arrête pas là. Cette Église, il déclare qu'il est nécessaire de lui appartenir pour être sauvé : après saint Cyprien, il répète : « Salus extra Ecclesiam non est. » Hors de l'Eglise les moyens de sanctification, le baptême, le martyre même ne servent de rien, le Saint-Esprit n'est pas communiqué^. Cette Eglise, il la proclame encore indéfectible et stable jusqu'à la fin

Page 1