Epist. CCIX
8. Ce sont Epist. XXXVI, 22; CLXXVU, 2; CXCI, 2; De gratia Christi et de peccato originali, H, 9, 24. Il s'y agit de questions purement disciplinaires ou d'une erreur non dogmatique de Zosime. Les textes de l'Epist. XLIII 19 et De baptismo, II, 15 ne sont pas, au fond, plus concluants.
mer ne le sont pas davantage. Il y est question non du pape parlant seul, mais du pape uni au concile, ce qui est fort différente
Saint Augustin n'est guère plus net d'ailleurs sur l'autorité qu'il attribue aux conciles. Il en distingue au moins deux sortes : les conciles provinciaux et les conciles pléniers. Ces derniers sont ceux « quae fiunt ex universo orbe christiano ^ » ; ce qui n'empêche pas l'évêque d'Hippone de donner le nom de « plenarium concilium » au concile qui a tranché contre saint Cyprien la question du baptême des hérétiques, c'est-àdire probablement au concile d'Arles de 314, qui n'était que régional^. D'autre part, il regarde comme souveraine la décision du concile plénier ; après elle toute controverse doit cesser''; et cependant il écrit : « ipsaque plenaria (concilia) saepe priera posterioribus emendari^ ». Il semble qu'il y ait là quelque confusion. Quoi qu'il en soit, notre auteur n'hésite pas à déclarer à Julien d'Eclane que l'autorité des Églises d'Occident, même en l'absence de tout évêque d'Orient, doit suffire à le convaincre, à cause de la présence de Pierre : « Puto tibi eam partem orbis sufficere debere in qua primum apostolorum suorum voluit Dominus gloriosissimo martyrio coronare^. » Et au sermon cxxxi, 10, après avoir rappelé les décisions des deux