De bono coniug
3. Travaux : J. Tlrmel, L'eschatologie à la fin du IV^ siècle dans la Revue d'hist. et de littér. religieuses, t. V, 1900. A. Frantz, Die Gebet f'o.r die Todten... nachden Schriften des M. Augustinus, Nonlliausen, 1857.
4. De Genesi ad litter., Xn, 68; Sermo CCLXXX, 3; CCGXVin, 6, 6.
/j3o histoire des dogmes.
justes voient-elles Dieu, sont-elles avec lui? Augustin l'admet assez certainement pour les martyrs ; pour les autres il hésite, et l'on trouve chez lui des textes dans les deux sens^ C'est qu'il se demande comment l'âme séparée de son corps pourrait être parfaitement heureuse et capable de contempler Dieu.
Il ne veut pas que l'on cherche quand viendra la fm du monde, puisque Notre-Seigneur nous l'a laissé ignorer^ : il se déclare incapable d'expliquer au sujet de l'antéchrist les paroles de saint Paul (// Thessalon., II, 1-11), surtout les versets 6, 7, et rejette avec dédain la croyance populaire qui identifiait l'antéchrist avec Néron. Il l'identifierait plutôt avec le faux prophète de l'apocalypse, xix, 20^.
D'autre part, saint Augustin, qui pendant quelque temps avait admis le millénarisme^, repoussa plus tard absolument cette erreur, et pour lui enlever son principal appui, s'efforça de présenter dans le livre xx de la Cité de Dieu, une explication allégorique de la vision de Patmos. La première résurrection dont parle saint Jean [Apocal., xx, 5) représente la rédemption et l'appel à la vie chrétienne ; le règne de Jésus-Christ et de ses saints [Apoc.^ x, 6), c'est l'Eglise et son apostolat ici-bas ; enfin les mille ans ou bien sont les mille dernières années qui précéderont le jugement, ou bien désignent la durée totale de l'Église terrestre^.
\. Pour ; Enarr. inpsalm. CXIX, 6; Confession., IX, 3, 6; De civit. Dei, XX, 9, 2. Contre : Enchiridion, CIX, CX: De civit. Dei, XII, 9, 2; XX, i5; In loann. tract. XXI, 13. Le chapitre CIX de ['Enchiridion est clair : « Tempus autein quod inter hominis niorlem et ultimam resurrectionem interpositum est animas abdilis receptaculis conlinet, sicut unaquaeque digna est vel requie vel aerumna, pro eo quod sortita est in carne cum viveret». Cet habitacle pour les bons est désigné comme le sein d'Abraham, le paradis [Sermo CIX, 4; Enarr. inpsalm. XXXVI, sermo 1, 10).