‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 36 sur 426 · Ou peut-être fin de · texte numérisé non relu

Ou peut-être fin de

2. HiLAiRE, De synodis, 34; Fragment ni, 29; Hahn, § 158. Le grec original de l'addition s'est conservé par la formule macrostiche. V. plus bas.

Cependant le concile légitime de Sardique ne laissait pas que de se tenir. Il rétablit sur leurs sièges Athanase et Marcel, déposa Acace de Césarée, Georges de Laodicée, Ursace et Valens, et fit vingt canons. Il y fut question de promulguer une nouvelle profession de foi en supplément de celle de Nicée jugée incomplète. TUéodoret en a conservé le texte ^ Elle proclamait uiav elvai uTTOffTaaiv, -^vaùroioi atpeTixoi oùcriav irpotraYopeuouffi, Tou Traxpoç xai xotî uîou xat xotî àyou 7rvÊuu.aToç, mais ajoutait d'ailleurs que le Père n'est pas le Fils, ni le Fils le Père. Le mot ÔTroataffiç est regardé évidemment ici comme l'équivalent de substantia''^ . Mais, étant donnée la disposition des dissidents à l'employer dans le sens de personne^ ^ l'adoption de la formule proposée eût encore embrouillé les questions et aigri les esprits. Le concile eut la sagesse de s'en abstenir.

Ses décisions furent communiquées à Constance. Celui-ci, comprenant qu'il fallait ménager Constant, répondit à cette communication par une ambassade de deux évêques à son frère et aux latins. Elle apportait une nouvelle formule de foi, préparée probablement dans un concile d'Antioche tenu en 345, et à laquelle on a donné, à cause de sa longueur, le surnom de macrostiche (aaxpoaxiyoç, à longues lignes)^. Elle comprenait : a) la quatrième formule d'Antioche ; b) l'addition de Philippopolis; c) des explications six ou sept fois plus longues que ces deux textes. Le Fils y était proclamé de riiypostase du Père (m), Dieu parfait et vrai par nature (0£ov xarà ©uacv TsXeiov elvai x«i aXv)6^, iv), joint sans intervalle (àjjLsaiTEUTOji; xa\ àôiaaraTOjç) au Père,

\. Hist. eccL, H, 6; Hahn, § 157.

2. Paulin d'Antioche soutiendra également plus lard [J.îa ÛTiôarTaotç (S. Basile, Epist. CCXIV, 3); et cf. saint Jérôme, Epist. XV, 3; Athanase, Tomus ad Antiochenos, 5.

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