C. arianos, U, H; ni, 6; De decretis
3 C. arianos, I, 14, 2'S, 27; III, 66; De decretis, 12, 15.
Ainsi éternellement engendré, le Fils, en conséquence, est de la substance du Père, ex t^ç oùaïaç too TcaTpoç. Athanase tient essentiellement à cette expression de Nicée, qui est la condamnation des blasphèmes d'Arius^ Mais, pour être de la substance du Père, le Fils n'est pas une portion du Père : la substance du Père n'a pas été divisée, comme il arrive dans la génération humaine : « Dieu étant indivisible, est indivisi blement et impassiblement Père du Fils 2. »
Et de là Athanase tire deux conclusions : la première, que le Fils possède en soi toute la substance du Père, puisque cette substance lui étant communiquée, et ne pouvant d'ailleurs se partager, lui est nécessairement donnée tout entière^. La seconde, qu'il ne peut y avoir qu'un seul Fils, puisqu'il épuise à lui seul la fécondité du Père*. Ces deux conclusions ruinent par la base le subordinatianisme : le Fils est tout ce qu'est le Père, sauf que l'un est engendrant, l'autre engendré. Elles entraînent au contraire le consubstantiel : le Fils est ô(jioouaio(; au Père. Athanase repousse l'expression oaoïoç, d'abord parce qu'elle ne désigne qu'une ressemblance accidentelle et extérieure, et qu'elle peut s'appliquer à des êtres d'espèce différente, comme le chien et le loup, Fétain et l'argent : puis parce qu'elle n'indique pas que l'être semblable vient de celui à qui il ressemble^. Le mot qui exprime la ressemblance de nature est ôjjLoc&ur'ç. L'expression ôuoiouaioç est donc un mot mal fait; car dire d'une chose qu'elle est o|jloio; xax' ou-