‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 72 sur 426 · Fragm · texte numérisé non relu

Fragm

8. Fragm. 2 : 'Aôuvaxovyàp ôyo voepa xaî 8e).r]Tixà èv T(Ô &^a. xaroi-

L'APOLLINARISME. 97

humain il y a nécessairement péché : aSuvaxov 8s Ictiv Iv Àoyiarfxoïç àv9pw7rivoiç àf^apriav [j.^ eTvai^. La chair avait besoin d'être unie à un esprit immuable (ocTpeirToç) que le défaut de prescience ne lui assujétît pas , mais qui pût, sans violence, harmoniser la chair avec lui-même 2. Et, d'autre part, on ne saurait admettre que l'humanité de Jésus-Christ, libre d'abord, ait perdu sa liberté par son union avec le Verbe, car le créateur ne détruit pas la nature qui est son œuvre 3.

La conclusion s'impose donc : le Verbe n'a pas pris une nature humaine complète : il n'en a pas pris l'âme intelligente et libre. Il parait bien même qu'Apollinaire, dichotomiste, niât d'abord l'existence en Jésus- Christ de toute âme même animale. Socrate* dit positivement que ce fut sa doctrine première. Mais plus tard, en tout cas avant 374, l'évêque de Laodicée modifia ce point de son enseignement, et, devenu trichotomiste^, déclara que l'humanité de Jésus-Christ se composait d'un corps ((TÔjfAa) et d'une âme animale (^^x^), le Verbe luimême étant son vou; et son Trveuua : « Le Christ, écrit-il, ayant Dieu pour irvEuixa, c'est-à-dire pour voîîç, avec une ^if/ji et un corps, est à bon droit appelé homme du ciel®. » Le Verbe ne s'est donc pas uni une âme humaine ; il s'est uni seulement la semence d'Abraham ; et de ce rejeton d'Abraham il est lui-même l'esprit^.

La première conséquence de cette façon de voir est que l'incarnation n'est pas une lvavôpwTC>iciç mais une

xeïv, Tva \t.i] xo exepov xaxà toO Itepou àvTiffTpaxeijyiTai, ôià x-qç o5xeia; SeXyjo-ewç xal èvepyeta;. Et v. fragm. 150.

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