‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 94 sur 426 · Tomus ad antiochenos, 7; De sententia Diomjsîi · texte numérisé non relu

Tomus ad antiochenos, 7; De sententia Diomjsîi

qui est devenu chair et a été crucifiée » De même Cyrille de Jérusalem 2; de même saint Épiphane (sTç, ou Suo)3 et Amphiloquc*. Quant à saint Grégoire de Nazianze, après avoir, dans ses discours ii, 23 et XXXVII, 2, affirmé l'unité physique (l'v) de Jésus- Christ^, il a touché, dans un passage célèbre, à la formule définitive, et a marqué d'une façon précise la différence qui sépare, au point de vue qui nous occupe, le mystère de l'incarnation de celui de la trinité : « Il y a en lui (Jésus-Christ) deux natures; il est Dieu et homme, puisqu'il est âme et corps : mais il n'y a pas deux fils ni deux dieux... Et s'il faut parler en peu de mots : autre et autre sont les [éléments] dont est le Sauveur — car l'invisible n'est pas ce qu'est le visible, ni l'éternel ce qu'est le temporel — , mais [le Sauveur], lui, n'est pas un autre et un autre, loin de là! Car les deux [éléments] sont un par l'union. Dieu devenant homme ou l'homme devenant Dieu, ou quelle que soit l'expression que l'on adopte. Je dis autre et autre, contrairement à ce qui existe dans la Trinité. Car là il y a un autre et un autre, pour que nous ne confondions pas les hyposlases, mais non pas autre et autre; car les trois sont un et identiques par la divinité^. » Enfin

1. De trinitate, III, 6, col. 844; De Spir. Sancto, 52; cf. Enarr. in epist. Pétri primam, II, 23, col. 1768; Enarr. in epist. I loann., IV, 15, col. 1800, 1801.

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