In Gènes., homil. XXJI
6. In Gènes., homil. XXII, 2; De consubstantiali contra anomoeos, hom. VII, 6.
7. Basil., De Spir. Sancto, 38; Epist. VIII, 10; Greg. Naz., Or. VI, 12,
8. Grec. Naz., Or. XXXVIII, 9; XLV, S; Grec. Nyss., Contra Eunom., I, col. 333.
9. Grec. Naz., Or. XXXVIII, 9; Grec. Nyss., Or. catech., 6, col. 28.
L\ TlllîOLOGIE GRECQUE DU IV* SIECLE. 135
distinguer entre les bons et les mauvais anges. Saint Chrysostome dépeint les bons anges remplissant l'air, habitant dans les églises, entourant l'autel et priant pour nous pendant l'oblalion, présentant à Dieu le sang de son Fils et luttant en notre faveur contre les démons*. A chaque juste d'ailleurs, et même à chaque homme, à chaque église et à chaque nation a été donné un ange gardien qui les protège et inspire à ceux qu'il conduit de saintes pensées''^. Quant aux anges prévaricateurs, saint Cyrille de Jérusalem paraît supposer que quelques-uns d'entre eux ont obtenu leur pardon '. Saint Epiphane divise les autres en deux catégories, ceux qui sont sur la terre et les démons, fils des ténèbres, qui sont sous terre "'. Saint Grégoire de Nazianze dit simplement que, précipités du ciel mais non anéantis, les mauvais anges font actuellement la guerre aux enfants de Dieu ^.
§ 2. — Anthropologie.
C'est contre le manichéisme surtout que les Pères grecs du iv* siècle ont traité de la nature de l'homme et de son état présent. A voir la place que la réfutation du manichéisme occupe dans leurs œuvres, notamment chez ceux qui visent à l'instruction du peuple, il est bien évident qu'ils considéraient cette hérésie comme l'une des plus attirantes pour la faiblesse hu-
i. In ascens. Domini homil., \ ; De incompreti. Dei nat., homil. ni, 7.
2. Basil., /n psalm.WXU, 5, vers. 7 (P. G., XXIX); Adv. Eunom., HI, 1; Epist. CCXXXVIH; Greg. Naz., Or. XUI, 9; Grec. Nyss., De vita Moysis (P. G., XLIY, 337, 340); Ciir.YsosT., In Matlh., liom. LIX, 4; In epist. ad Coïoss., hom. HI, 3; De laudib. sancii Pauli, hom. Yll, init.; In acta aposIoL, hom. XXYI, 3.
Catech., II, 10; cf. Didyme, Enarr. in episl. s. Pétri pr imam, I, 1-2; III. 23 (col. 1759, 1770).
i. Ancoralus, 72.
s. Carmina, lib. I, sect. I, 7 (P. G.. XXXVII, 4i3 suiv.).
maine, des plus dangereuses pour la morale évangélique.
On a vu qu'Apollinaire distinguait réellement dans rhomme l'âme raisonnable (voïïç) de l'âme animale ('If^yji). Ce sentiment a été suivi par Didyme l'aveugle % qui l'avait vraisemblablement pris d'Origène : les autres Pères ou l'ont combattu, ou ont été simplement dichotomistes^. De l'union du corps et de l'âme résulte un Xoyi>'-ov ^wov résumant en lui les deux mondes supérieur et inférieur^. Quelle-est l'origine do cette âme? Didyme, suivant encore ici les traces d'Origène, regarde les âmes comme créées, mais comme préexistantes aux corps dans lesquels elles ont été enfermées en punition de leurs fautes^. C'est une erreur que saint Grégoire de Nysse, malgré ses tendances origénistes, condamne formellement^. Lui-même toutefois incline au traducianisme, s'il ne le professe pas en termes clairs, 11 affirme, avec raison, que l'âme est formée en même temps que le corps, puisque, dès le premier instant, elle le fait vivre ^ ; mais ailleurs, il ajoute que la semence humaine, pour se développer en fœtus et en enfant, ne reçoit rien du dehors (eÇwOsv)'. Saint Epiphane, qui admet que l'âme d'Adam a été créée, est assez embarrassé pour concilier son opinion avec le texte de la Genèse ; car il y est dit que cetle
1. De Spirilu Saneto, 54, 5S, U9- cf. De trin., III, 31, col. 936.
2. Athan., Cont. gentes, 26, 30, bien qu'il distingue lui aussi virtuellement voû;de 'i'^'/jh- Greg. Nyss., De homin. opiflcio,G; Curysost., Jn epist. ad Roman,, XIII, 2; In epist. ad Philipp., liom. VU, 2 ; In epist- I ad Corinlh., hom. XIII, 3; Macar. Aegypt., Homil. vu, 8.
3. Grec. Nyss., Dt homin. opifîcio, 8; Anlirrhet., 35; Grec. Naz., Or. XXXVIÎI, 11; XFA', 7.
4. Enarr. in epist. s. Pétri pr imam, I, 1 (col. 1755); cf. Saint Jérôme, Apologia adv. libres Rufini, îll, 28.
5. De anima et resurr. (P. G., XI.VI, col. 123, 128); Cyrill. Hier., Cat. IV, 19; Epiph., Ancor-atus, 62.