‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 120 sur 409 · De iudkio Dei, 7 (P. G., XXXI, G · texte numérisé non relu

De iudkio Dei, 7 (P. G., XXXI, G

3. De paenitentia, hom. III, *; In Matth., hom. XXII, 3; hom. LIV, 1; Exposiltoin psaim. CXXIX, 2; In loan.. Iiom. XXII1,3; In acta apostoL, liom. XXU, 1; VI, 1; III, 3; 7/i epist. ad Itom., hom. XXIX, 5; De decetn millia talenlorum debiCore ho)n..3; In epist. I ad Thessalon., hom. IX, 1; In illud • Vidi Dominum », hom. IV, 3; Adv. ludaeos hom, VIII, 3; In illud « In faciem Petro restiti • hom. ~, 8; /» epist. I ad Corinlh.,^ hom. ni, 1; XXXV, o.

nettement déterminées, et que la source d'où elle émane ne soit pas toujours nettement perçue. Socrate et Sozomène, quand ils racontent les querelles ariennes, rapportent comme une chose qui n'étonnait personne les prétentions du pape Jules, que rien ne fût conclu sans son autorité dans les conciles orientaux ^ Saint Grégoire de Nazianze, parlant au point de vue chrétien et ecclésiastique, nomme l'ancienne Rome la présidente de l'univers, t/jV TrpdeSpov xâiv oXwv'^. Et si nous en venons aux faits, nous voyons les évêques condamnés par les conciles eusébiens, saint Athanase et Marcel d'Ancyre se réfugier auprès du pape Jules et en appeler à son jugement; les eusébiens accepter d'abord que le pape en effet juge l'affaire après eux (aÙTov 'louXtov, si pouXotTo, xpiT^ Y^''^*^^*')^) 6t, s'ils repoussent ensuite sa sentence, finir cependant par l'accepter, en 346, lorsque Athanase rentre à Alexandrie. Un autre exemple d'appel à Rome se, trouve dans le cas de saint Ghrysostome. Le patriarche de Constantinople, dans sa lettre première au pape Innocent (4), demande au pontife de déclarer par écrit que la sentence prononcée contre lui par le concile du patriarche d'Alexandrie, Théophile, est de nulle valeur, que ses auteurs sont passibles des peines ecclésiastiques, et que l'évêque de Rome le reçoit, lui, Ghrysostome, dans sa communion. On sait du reste que le concile de Sardique, composé, il est vrai, en grande partie d'occidentaux, avait autorisé ces appels au siège apostolique dans ses canons 3 et 5.

Le fait de la primauté romaine est donc admis au IV* siècle dans l'Eglise grecque, encore que les germes du schisme futur commencent à s'y montrer. Le con-

4. Socrate, Hist. eccles., II, «, ^îi, il; Sozomène, Hisl. eccles,, III, 8.

5. Carmen de vita sua, vers 5"! (P. G., XXXYII, 1068). 3. Athan., Apologia contra arianos, 20.

cile de Constantinople lui-même, si mal disposé vis-àvis de Rome, constate la chose dans le canon où il établit le patriarche de Constantinople comme un rival du pape. L'évèque de la nouvelle capitale jouira d'une prééminence d'honneur, mais après celui de l'ancienne Rome (Ta Ttpeaéeîa xî)? Tijjiîiç (xe-cà tov ty,ç 'Pwjjltjç iTrtffxoirov) .

§ 5. — Les sacrements. Le baptême.

La confirmation '.

La divinisation, que nous avons dit plus haut être le fruit de la rédemption, n'est pas généralement produite dans le chrétien par des voies purement spirituelles et invisibles. L'homme étant corps et âme — c'est la pensée de saint Chrysostome 2, — Dieu lui a donné « l'intelligible dans le sensible », c'est-à-dire la grâce dans des signes ou symboles visibles et palpables que nous appelons des sacrements.

Les Pères grecs du iv* siècle, bien qu'ils distinguent, comme nous venons de le voir par saint Chrysostome, l'élément sensible de la grâce produite par le sacrement, et encore l'élément matériel du rite de la vertu qu'il acquiert par la bénédiction qui lui est donnée, ces Pères, dis-je, n'ont point fait la théorie générale des sacrements, pas plus qu'ils n'en ont fixé absolument la notion et le nombre. On trouve seulement groupés ensemble dans leurs œuvres, et notamment dans les catéchèses mystagogiques de saint Cyrille, les trois sacrements de l'initiation chrétienne, le baptême, la confirmation et l'eucharistie, noyau primitif que viendront grossir les rites analogues. Trois de ces rites sont nettement désignés comme imprimant

i. V. p. PouRRAT, La théologie sacramentaire, Paris, -1906. 2. In Matth., liom. LXXXn, 4.

au chrétien qui les reçoit un sceau, un caractère (dcppaYt;), le baptême, la confirmation et l'ordre; mais ce caractère n'est pas encore complètement distingue de la grâce prodiiilo par le sacrement'. D'autre part, saint Chrysostome est souvent revenu sur cette idée que, dans l'administration des saints mystères, Dieu ou Jésus-Christ est l'acteur principal, le prêtre n'est qu'un instrument : « Les dons que Dieu nous octroie ne sont pas tels qu'ils soient l'œuvre de la vertu sacerdotale ; le tout est l'œuvre de la grâce ; le prêtre ne fait qu'ouvrir la bouche : Dieu fait tout ; le prêtre accomplit seulement un signe symbolique... L'oblation est la même, que ce soit celle de Paul ou de Pierre : c'est la même que le Christ a confiée aux apôtres, et que les prêtres accomplissent maintenant; et celle-ci n'est pas moindre que celle-là, parce que ce ne sont pas les hommes qui sanctifient celle-ci, mais celui qui a sanctifié celle-là-. » De même pour le baptême : « Quand le prêtre baptise, ce n'est pas lui qui baptise, mais Dieu, dont l'invisible puissance tient la tête [du baptisé] ' ». a Dieu n'impose pas les mains à tous, mais il agit par tous [les prêtres], même indignes, pour sauver le peuple [des fidèles] '*. » Ces principes sont ceux-là même que saint Augustin développait, vers la même époque, contre le donatisme : ils proclament que la valeur des Sacrements est indépendante de la sainteté du ministre qui les confère, et acheminent la théologie sacramentaire vers la doctrine de Vex opère operato.

Mais il faut venir au détail puisque, aussi bien, c'est

1. Saint Cyrille de Jérusalem, celui qui a le plus complètement exposé la théorie du caractère, suppose qu'il n'est pas imprimé là où. la grâce n'est pas donnée {Calerh. I, 3).

Page 1