‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 123 sur 409 · Cyrill. Hier., Procatech., 16; Greg. Naz., Or. XL · texte numérisé non relu

Cyrill. Hier., Procatech., 16; Greg. Naz., Or. XL

4. Cyrill. Hier., Catech. IV, 16; XVI, 2't; cf. Catech. III, 4; XVII, 3».]

5. CuRYSosT., In epist. ad Ephes., boni. Il, 2; In epist. II ad Corinlh., hom. Kl, 7; Basil., Homil. in sanclum baptism., 4; Greg. Naz., Or. XL, 4. 13; Cyrill. Hier., Catech. I, 2; III, 12.

suprême lui-même le reconnaîtra un jour. Marque qui n'est pas matérielle, mais spirituelle (KveufjiaTixi^), sainte et salutaire (àyi'a, <TWTr,piwSYi) ', merveilleuse, et surtout indestructible et indélébile (à/.aTciXuToi; , àveÇâX£nrTo<;) ^. Ces derniers mots sont importants, car ils prouvent que saint Cyrille, qui ne distingue pas assez le caractère de la grâce du baptême pour vouloir que le caractère soit produit alors que la grâce ne l'est pas, l'en distingue cependant assez pour affirmer la persistance du caractère même alors que la grâce de la régénération a été perdue par le péché.

Comment ces effets du baptême sont-ils produits? Le fait que, d'une part, nos auteurs ne requièrent pas la sainteté dans le ministre qui le donne, et, d'autre part, acceptent le baptême des enfants ^, indique qu'ils accordent au rite lui-même une efficacité objective pour la production de la grâce. D'où vient cette efficacité et comment s'exerce-t-elle ? Saint Cyrille de Jérusalem l'explique en ébauchant une théorie qu'il étendra au chrême de la confirmation et, dans un sens plus strict, au pain de l'eucharistie. Cyrille suppose que la bénédiction de l'eau baptismale par l'invocation (^Tri'xXriffK;) de la Trinité donne à cette eau le pouvoir de sanctifier (8uva[xiv aYioTrjo;). Cette eau bénite n'est pas de l'eau simplement (Xitôv uocop), mais de l'eau unie à l'Esprit-Saint dont l'action s'exerce en elle et par elle''. Cette théorie est acceptée en principe par saint Basile qui explique aussi par la présence de l'Esprit- Saint la vertu régénératrice de l'eau ^, et soutenue par

Page 1