‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 128 sur 409 · De tritiit., II, 14, col. 71-2; II, 13, col · texte numérisé non relu

De tritiit., II, 14, col. 71-2; II, 13, col

4. Voir une formule de celte bénédiction dans l'euchologe de Séra-^ pion, XXV.

àvL chrême simple (,w.ûpov 4"^ov), mais, de même que le pain eucharistique devient par l'épiclèse le corps du Christ, ainsi le chrême, par l'invocation, était devenu « le charisme du Christ productif du Saint-Esprit, par la présence de sa divinité » (XpiaToli ■liptau.'x, xal flveu- {jia-ïo; àyiou, Ttapouai^ tÎ]; auToû ôeoTriTo;, IvepyEtixov yivo'ijlcVOv) '. Le Saint-Esprit est dans le chrême comme il est dans l'eau baptismale, et il agit en lui et par lui. Ainsi l'huile parfumée est l'antitype (àvTixuTrov) du Saint-Esprit'^ : expression qui ne signifie pas — comme on peut le voir — qu'elle en est un simple symbole ou image, mais qu'elle le contient et constitue l'élément sous lequel il exerce et cache son action.

L'évêque seul, d'après Didyme, pouvait oindre les baptisés^. A Jérusalem, l'onction se faisait sur le front, aux oreilles, aux narines et à la poitrine' La formule qui accompagnait ce geste, et qui est restée celle de l'Eglise grecque, est déjà donnée par saint Cyrille : S^payiç Swpea^ xoû DvcuixaTOç àytou ^.

Quel était l'elïet propre du sacrement ainsi compris? Sa formule même indique qu'on le regardait comme le rite collateur du Saint-Esprit. Celui-ci est, dans la doctrine de saint Athanase, une onction et un sceau (/pï3(jL« X£Y£Tai To Ilveufxa xa\ IdTt ccppaY^) ®. Il venait donc, après le baptême, confirmer, parfaire, achever et sceller

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