Epist. ad Serapionem I
pour ainsi dire la vie chrétienne acquise par le néophyte : il venait le fortifier et le rendre invincible aux attaques du démon*.
Pour la confirmation, comme pour le baptême, le mot dcppayU est assez souvent employé par nos auteurs. On Ta vu par la formule qui accompagne le rite. Saint Cyrille répète le mot ailleurs 2. L'onction chrismale est, d'après Didyme, dcppayl? Xpiaioî» Iv [xexoTrw'. Dans l'euchologe de Sérapion (xxv, 2), les baptisés sont affermis par le sceau (acppaYîôt) de l'onction. Même façon de s'exprimer dans les Constitutions apostoliques (vu, 22, 2). On en peut conclure que ces auteurs admettaient que la confirmation, comme le baptême, imprime à celui qui la reçoit un caractère, et, en conséquence, ne saurait être renouvelée. Et sans doute, nous savons que les hérétiques initiés au christianisme dans l'hérésie étaient, lorsqu'ils se convertissaient et que leur baptême était reconnu valable, reçus dans l'Eglise par le rite collateur de l'Esprit-Saint, c'est-à-dire par la confirmation; mais c'est précisément parce qu'on ne croyait pas que les hérétiques possédassent la sainte chrismation et pussent conférer le Saint-Esprit^.
§ 6. — L'eucharistie^.
Les textes eucharistiques fournis par nos auteurs sont fort abondants, et il serait fastidieux autant que
\. Didyme, De tiinit., H, 14, col. 712; Cyrill. Hier., Calech. HI, 13; XXI, 4; Sacramentar. Serapionis, XXV, 2; Constitue. aposloL, HI, 17, 1; vn, 2-2, 2. Dans ce dernier passage les Conslituiions ne regardeal pas la confirmation comme nécessai're au salut.