II, 440 B
APHRAATE, SAINT EPHREM. 219
L'ordre et le mariage ne sont mentionnés qu'en passant; rextrôme-onclion l'est peut-être au tome II, 541 B.
On peut d'ailleurs relever dans les écrits du saint docteur — écrits populaires ou ascétiques pour la plupart — Mne foule de traits concernant les croyances, la discipline et la piété chrétiennes à son époque et dans son milieu. Tels, la sanctification du dimanche', le signe de la croix ^, le jeûne et l'abstinence'. La chasteté y est hautement célébrée^. On y trouve que les anges gardiens nous fortifient et nous secourent dans les luttes spirituelles * ; que les peuples ont leurs saints patrons qui les protègent®; qu'il faut fêter les martyrs ^ ; qu'il est utile d'invoquer les saints afin qu'ils prient pour nous*; que l'on doit honorer en particulier Marie et saint Joseph ^ ; vénérer les reliques comme des restes bénis dont la vertu est puissante *°; qu'il est juste et fructueux de prier pour les morts et spécialement d'offrir pour eux le saint sacrifice'*.
Que si nous passons maintenant à la doctrine eschatologique du moine syrien, nous sommes dès l'abord frappés d'une contradiction qu'elle semble présenter sur la condition des âmes justes immédiatement après la mort. D'un côté, saint Ephrem enseigne que ces âmes entrent de suite dans la vie, dans la joie, dans le