‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 171 sur 409 · Optât · texte numérisé non relu

Optât

3. Optât, 1,27; Gesta purgationis Felicis (P. L., VIII, col. 718 et fiuiv.).

♦. Hefele, Hist. des Conciles, 2' éd., tr. fr., 1, 1, p. 289 ; Epist. H synodi arelatensis ad Sylvestrum papam (P. L., vni, 818 et suiv.). 5. Epitt. Çonstantini ad Eumalium vicarium (P. L., VHI, 491).

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entreprit d'obtenir l'obéissance par la force ; et alors commença entre les schismatiques appuyés par les circoncellions, et les empereurs servis par des généraux comme Ursacius et Macarius, cette lutte, intermittente il est vrai, mais qui dura un siècle, et dont certains épisodes furent si tragiques. Nous n'avons pas ici à la retracer. Elle n'aboutit à peu près à rien, sinon à cantonner peut-être le mouvement en Afrique. En dehors de là, les donatistes purent seulement établir à Rome une communauté qui végéta* et en Espagne un évêque qui resta isolé. Mais, en revanche, même à la fin du iv* siècle, ils étaient, en Afrique, la majorité. Leur concile de Garthage, vers 330, réunit 270 évéques; celui de Bagaï, en 394, en compta 310; à la conférence de Garthage, en 411, leurs évêques se trouvèrent 279 2.

Deux causes cependant amenèrent la ruine du parti. D'abord ses divisions intestines. Une première sécession de rogatistes, qui se séparèrent, vers 370, dans la Mauritanie césarienne, ne lui fit que peu de maP ; mais le grand schisme des maximianistes qui sévit à Garthage même, et qui fut le fait de plus de cent évêques, dans les années 392 et suivantes, lui porta un coup mortel*. D'autres dissidences plus personnelles aussi se produisirent, qui, sans avoir autant de portée, affaiblirent cependant la forte discipline établie par Donat le Grand'.

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