In Ezechiel, XXVIII
7. Hilaire, In psalm. GXXXVII, 5; âubroue, In Lucam, VII, 126.
LA THliOLOGIE LATINE AU IV SIECLE. 275
Dieu de Genèse vi, 1, 2 * ; et le second n'hésite pas à attribuer la chute des anges à leur incontinence, encore que chez lui on trouve ailleurs l'idée que les « fils de Dieu » sont les hommes justes, et que Satan est dabord tombé par orgueil ^.
Saint Jérôme explique par la différence de leur mérite la différence qui existe entre les anges et leurs différents ordres; ordres dont nous ne pouvons pas d'ailleurs connaître le nombre et les degrés précis'. Cette question, toute théorique, a du reste peu préoccupé les Latins jusqu'à saint Grégoire. Les auteurs du IV* siècle insistent plus volontiers sur les secours que les bons anges nous apportent. Non seulement les nations, les églises et les communautés particulières sont protégées par un ange, mais chacun de nous a son ange gardien « qui unicuique adheret cornes ». Ces anges intercèdent pour nous et nous couvrent de leur protection '. Saint Jérôme a même pensé qu'un compte serait exigé des anges préposés aux collectives et qu'un jugement serait exercé sur eux, ayant pour objet l'accomplissement exact de leurs fonctions ^.
§ 5. — L'homme, la chute, la grâce, le mérite.
Fort peu encline aux questions de spéculation pure, la théologie latine se portait plus volontiers à l'étude