‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 296 sur 409 · In loan., tract. XIX, 13; Sermo CXXX, 3. «. PL., XXXI · texte numérisé non relu

In loan., tract. XIX, 13; Sermo CXXX, 3. «. PL., XXXI

la divinité (9) ; enfin Jésus-Christ, comme homme, était soumis à l'ignorance {secundum hominem ignorare, 10). Leporius rétracta ces erreurs. 11 confessa en Jésus- Christ la communication des idiomes (3, 6), l'union personnelle de l'humanité avec le Verbe (4, 5), l'unité de fils naturel, non adoptif (6), sans confusion toutefois des natures (4). Enfin, il condamna ce qu'il avait avancé de l'ignorance du Christ « quia dici non licet etiam secundum hominem ignorasse Dominum prophetarum » (10). — Des doctrines nestoriennes sont également signalées et réprouvées par saint Augustin dans Julien d'Eclane'. Le nestorianisme et le pélagianisme avaient des afiînités qui se révéleront ailleurs : ils tendaient l'un et l'autre à séparer l'homme de Dieu.

Cependant la venue de Jésus-Christ sur la terre avait un but précis, le rachat de l'homme coupable et sa délivrance du péché, car « si homo non periisset, Filius hominis non venisset- ». Le saint docteur a sans doute relevé la part qui revient, dans cette œuvre générale de notre salut, à l'enseignement et aux exemples du Rédempteur^. Il a fait ressortir la sagesse de Dieu choisissant pour nous ramener à lui — alors qu'il en pouvait prendre un autre — le moyen de l'incarnation de son Fils, notre modèle et notre maître*. Mais il a bien marqué aussi que la mort de Jésus-Christ n'avait pas seulement pour nous une valeur d'exemple : elle a, par elle-même, et cela de par la volonté de Dieu, une valeur rédemptrice^.

Comment comprend-il cette rédemption? Saint Au-

\. Contra Iulian. op. imper f. IV, 84.

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