‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 325 sur 409 · In epist. loann. tract. VI, 10; De baptismo, III, ii · texte numérisé non relu

In epist. loann. tract. VI, 10; De baptismo, III, ii

4. Contra lilt. Peliliani, II, z30. On remarquera que saint Augustin distingue nettement la confirmniion, qui comportait l'imposition de la main de l'évéque, de la cérémonie par laquelle on réconciliait les hérétiques et qui n'était qu'une imposition des mains. Celle-ci n'i-tait, à son avis, que oratio super hominem et pouvait se réitérer (De baptismo, m, 21; V, 33).

5. Travaux : P. Schasz, Die Lehre des hl. Augustin ûber die Eucharis'ie, dans Tûbing. theolog. Quartalschrift, 1896. E. Tarchier, Le sacrement de l'Eucharistie d'après saint Augustin, Lyon, 1904. M. Blein, Le sacrifice de l'Eucharistie d'après saint Augustin, Lyon, 1906. G. Blank, Die Lehre des hl. Augustin vom Sacramente der Eucharistie, Paderborn, 1907. ï'.'&^iwtol. Études d'histoire et de théol. positive, 2« série, L'Eucharistie, 3' édit., Paris, 1906. K. Adam, Die Eueharistielehre des hl. Augustin, Paderborn, 1908.

ture même du mystère, réalité corporelle, invisible pourtant et existant à la manière des esprits, — au g-énie de l'évêque d'Hippone incliné aux explications allégoriques et passant, avec une rapidité qui parfois déconcerte, du signe à la chose signifiée, du fait concret aux enseignements qu'il suggère, de la cause aux effets qu'elle produit et réciproquement, — aux circonstances enfin dans lesquelles il a parlé ou écrit, et notamment à cette loi du secret à laquelle il fait si souvent allusion ^ Tout cela a contribué à faire naître sur sa pensée intime des obscurités et des doutes qu'il faut essayer d'éclaircir.

La première question qui sollicite notre examen est naturellement celle de la présence réelle de Jésus- Christ dans l'Eucharistie. Qu'en a pensé saint Augustin?

Les textes ne manquent pas qui semblent faire de lui un pur symboliste, ou du moins un précurseur de Calvin, n'accordant au Sauveur dans le pain et le vin qu'une présence « en vertu ». C'est ainsi qu'expliquant pourquoi le baptême est quelquefois appelé fîdes^ il remarque que les signes ou sacrements reçoivent souvent, par antonomase, le nom des réalités qu'ils signifient, et il ajoute : « Sicut ergo secundum quemdam modum sacramentum corporis Christi corpus Christi est, sacramentum sanguinis Christi sanguis Christi est, ita sacramentum fidei fides est'. » Et encore à propos du sang qui est la figure et le signe de l'âme : « Non enim Dominus dubitavit dicere : Hoc est corpus meiim, cum signum daret corporis sui'. » Et encore ;

1. Par exemple In loann. tract. XI, 3, 4; Sermo lY, 31 ; V, 7; CCC\ 3; etc.

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