Id
boles qui vont se multiplier pendant vingt ans, et qui se distinguent en général parles deux traits suivants : 1" Ils taisent ou, quelquefois, écartent r6a&oûcjio;; 2° ils condamnent l'arianisme pur. Ils flottent ainsi entre l'erreur et l'orthodoxie, se rapprochant plus ou moins de l'une ou de l'autre, suivant la fraction du parti prépondérante dans le concile. Ils n'énoncent pas toujours l'erreur; mais ils ne proclament pas la pleine vérité : ils pèchent surtout par insufTisance et prétention.
Les trois formules du concile in encaeniis ont été conservées par saint Athanase. La première ^ est dogmatiquement insignifiante. A remarquer seulement contre Marcel l'affirmation du règne éternel du Christ, affirmation qui reviendra fréquemment dans les autres formules. La deuxième^ est celle que l'on a vu attribuer à Lucien d'Antioche. Elle est dirigée surtout contre les sabelliens. Saint Hilaire s'en montre satisfait 3, et elle est, en effet, assez nette sur la divinité du
Fils qu'elle déclare ôcov ex Oeou... arpsTitov te xod àvaX- Àat'ojTov TYji; 6£0Tr,T0; oùaai'ç ts xa'i pouÀv;c x«i Suvaixeoj; xaî Soçtjç Tou Trarpôç àTTotpaW-axTOv eixo'va, et très catégorique sur son éternité. Des termes Je la trinité elle énonçait qu'ils sont tvî txÈv ÔTtoaTauct Tpta, ty) oè au[/.cpwvta â'v. La troisième formule-', proposée par Theophronius de Tyane, vise directement Marcel d'Ancyre, et proclame le Fils 6£ov -éXeiov ex 6cOj reXeiou, xai ovTa -rpoç xov 6côv èv OrroffTâaei.
Une quatrième formule^ est cependant attribuée à ce même concile d'Antioche, dont on ne saurait dire si
1. Athanase, De synodis, 22; Socrate, Hist. eccL, II, 10; IIaiin, § 133
2. Athanase, De synodis, 23; Socrme, Hist. ecrl., il, 10; Haiin, § 15'*.