‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 335 sur 409 · Enarr. inpsalm. CXLVI, 6; LXVn · texte numérisé non relu

Enarr. inpsalm. CXLVI, 6; LXVn

qui Ecclesiae praesunt tempora paenitentiae ». Tout ceci indique évidemment un aveu et un aveu secret fait à l'évêque.

La pénitence prescrite variera suivant la nature et la gravité des fautes commises. Saint Augustin en distingue deux degrés, l'une plus douce qui se fait « quibusdam correptionum medicamentis », lorsque les fautes sont secrètes et qu'il s'agit seulement du salut du pécheur, l'autre publique luctuosa, lamenta bilis, gravior, qui éloigne ostensiblement de l'eucharistie, quand les fautes sont connues et scandaleuses [ita gf-açia] * . Quelquefois même l'Eglise excommunie solennellement le coupable; mais notre auteur constate à ce point de vue un fléchissement de la discipline. Les pécheurs scandaleux sont si nombreux et le sentiment du péché est tellement affaibli, que l'Église ferme les yeux de peur d'un plus grand maP.

La confession et l'accomplissement de la pénitence sont déjà pour le pénitent la résurrection spirituelle : c'est Lazare sortant du tombeau : « Qui confitetur foras prodit. Foras prodire non posset, nisi viveret : viverenonposset nisi resuscitatus esset ^. » — « Elevatus est Lazarus, processit de tumulo et ligatus erat sicut sunt homines in confessione peccati agentes paenitentiam. Jam processerunt a morte : nam non confiterentur nisi procédèrent. Ipsum confîteri ab occulto et a tenebroso procedere esf*. » Toutefois il est encore lié : il faut que l'Eglise le délie pour lui permettre de marcher : « Sed parum adhuc ligatus est (peccator)... Praeter hanc Ecclesiam nihil solvitur ^ » ;

Page 1