‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 349 sur 409 · Contra luUan., VI · texte numérisé non relu

Contra luUan., VI

sancti Pauli dont on a contesté l'authenticité, qui a, en tout cas, subi des corrections et des retouches ^ ; de plus, une Epistala ad Demetrîadem, écrite vers 412 ou 413 *, et un Libellas fidei ad Innocentium papam, de l'an 417 ^. De ses autres ouvrages, notamment de son De lihero arbitrio, il ne reste que les citations de saint Jérôme, de Marius Mercator et de saint Augustin. Les citations faites par Augustin sont aussi tout ce qui a été conservé de l'œuvre de Celestius. Et l'on en peut dire autant de celle de Julien, avec cette différence qu'ici, les citations plus longues et plus nombreuses reproduisent vraiment une portion considérable des Libri IV et Libri VIII adversus Augustiniim de l'évêque d'Eclane. Si l'on joint, à ces sources de premier ordre, quelques traités du pélagien Fastidius, écrits entre 420 et 430, et les renseignements fournis par saint Augustin lui-même et les autres adversaires du pélagianisme, il devient aisé de se faire une idée d'ensemble de son enseignement. Remarquons seulement qu'entre Pelage, Celestius et Julien l'accord sur quelques points n'était pas entier, et qu'un certain développement s'est produit dans le système, qui l'a amené à sa définitive expression.

Le principe qui le domine tout entier est évidemment une conception stoïcienne de la nature humaine. L'homme a été créé libre : cette liberté consiste à pouvoir à son gré faire ou éviter le mal : c'est une émancipation vis-à-vis de Dieu, en vertu de laquelle l'homme s'appartient et se conduit suivant son bon plaisir : « Libertas arbitrii, qua a Deo emancipatus homo est, in admittendi peccati et abstinendi a peccato possibi-

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