‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 363 sur 409 · P. L., XLV · texte numérisé non relu

P. L., XLV

paraître devant lui et les évèques de la province ro. maine. Au lieu de comparaître, Celestius s'enfuit. Le concile condamna donc Celestius et Pelage*, et une longue Epistula tractoria, portant cette condamnation et relatant tous les détails de l'afïaire, fut envoyée par le pape, pour y être souscrite, à toutes les Églises de l'Occident et de l'Orient. Il ne reste de cette lettre que quelques fragments ^ Ils nous apprennent que Zosime y enseignait le péché originel, la nécessité de la grâce, et faisait siens les canons 4, 5 et 6, et probablement tous les canons du dermer concile de

Dès lors la question était claire : il fallait ou souscrire à la Tractoria ou subir l'exil. Les évèques signèrent généralement partout, et le pélagianisme, remarque saint Augustin \ se trouva condamne par l'univers entier. Seuls dix-huit évèques, et à leur tête Julien d'Eclane, résistèrent. Ils adressèrent a Zosime un libellus fidei^ assez ambigu sur le baptême et la grâce (7, 9, 15), mais très net contre le péché originel (12 14) et sur l'innocence des saints de l'Ancien Testament (13). Ils demandaient une réponse et déclaraient que si on voulait les forcer à souscrire, ils en appelaient à un concile général (16). On les déposa, et un ordre d'exil leur fut signifié. Ils errèrent longtemps en Orient, en quête d'évêques qui voulussent les rece-

i ce fut peut-être à ce moment que le pape prit connaissance du commentaire de Pétage sur les épitres de saint Paul (Mak.cs Mekc.tok,

^Tnénnls d" ns"p X XX, 693 et suiv. Ils sont tirés de saint Augustin, Epi-^f cîcsa, de saint Célesliu, Epist. XXI, 9-11, et de samt Prosper, Contra Collatorem, V, 3.

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