De dono persev
2. De gratia Chrtsli et de peccalo origtnali, I, 14; De corrept. et gr,, 31, 32; Contra duas epist. pelag., I, 37, 38; Enchiridion, XXXn.
vital; mais à ce premier mouvement en succède un second réfléchi et libre; seulement saint Augustin ne considère pas ce second mouvement — ce qu'il n'est pas en effet — comme parallèle à l'action de la grâce, mais comme fait avec elle, sous son influence, avec son énergie et son aide, la grâce et la volonté ne formant qu'un seul agent immédiat. Les textes du De diversis quaestionibus ad Simplicianum, i, qu. ii, sont bien connus : « Nemo itaque crédit non vocatus, sed non omnis crédit vocatus. Multi enim sunt vocati, pauci vero electi : utique ii qui vocantem non contempserunt, sed credendo secuti sunt : volentes autem sine dubio crediderunt... Noluit Esau et non cucurrit » (10, cf. 13). « Ipsum velle credere Deus operatur in homine, et in omnibus misericordia eius praevenit nos ; consentira autem vocationi Dei vel ah ea dissentire, sicut dixi, propriae voluntatis est... Accipere quippe et habere anima non potest bona de quibus hoc audit nisi consentiendo ^ ». « Aguntur enim (homines) ut agant, non ut ipsi nihil agant ^ ».
La volonté de l'homme concourt donc réellement et activement, selon saint Augustin, au bien qu'il opère sous l'influence de la grâce. Mais y concourt-elle libj-ement; reste-t-elle libre sous cette influence ? Il y a dans cette question deux choses à distinguer, le fait et le comment du fait. Le fait seul importe au dogme, et importait à notre auteur. D'autre part, la solution donnée du problème peut se présenter sous plusieurs formes. Nous ne sommes pas libres sous l'influence de la grâce si nous ne pouvons lui résister, si nous sommes nécessairement entraînés par la délectation terrestre ou céleste supérieure. Au contraire, nous