‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 71 sur 409 · Fragm. 8; Théodore?, Haeret. fabul. comp., IV · texte numérisé non relu

Fragm. 8; Théodore?, Haeret. fabul. comp., IV

98 HISTOIRE DES DOGMBS.

erâpxwfftç : Jésus-Christ est ôsoç dapxwôeiç ^ ; son humanité n'est pas consubstantielle à la nôtre ^ ; il n'y a pas entre elles deux bi>.ooÙ9itn, il y a seulement ô[xo(to(jia '. Apollinaire sans doute, et plus tard ses disciples prétendirent bien maintenir le mot d'6[j.oou(Tix "* ; mais ils l'appliquaient uniquement à la partie corporelle et animale de notre humanité et de celle du Sauveur.

La seconde conséquence est que nous sommes sauvés par la chair de Jésus-Christ unie au Verbe, mais d'ailleui's sans mérite de sa part, puisqu'elle n'est ni libre ni capable de vertu *. Apollinaire admet, au fond, le principe qu'on lui objectera souvent, à savoir que cela seul est racheté qui a été pris par le Verbe. Aussi explique-t-il par la mort de Jésus-Christ le salut de notre chair; mais, pour l'àme, il déclare qu'elle se sauvera en imitant les exemples de Jésus-Christ et en devenant semblable àlui^. C'était une mauvaise défaite.

Une troisième conséquence du système apoUinariste, et la principale puisque tout le système avait été édifié pour elle, c'est l'unité de nature en Jésus-Christ. Si le Verbe est uni à la chair comme l'âme l'est au corps, il n'y a donc en Jésus-Christ ni deux personnes ni même deux natures (ou Sûo TtpôfTwita, ouSè Sûo (pudeiç) '', mais une seule nature (iJ.t'a tpûuiç) et une seule substance ([jii« oLKTia) 8, La chair n'est pas quelque chose d'adventice et de surajouté {ènU-xrixoc;) à la divinité : elle lui est auvouffiwfAevv) xa.) «ûfxcputo;^. Ici toutefois, il faut regarder

1- 'H xatà (iépoç utaTi;, 30, Lietzm., p. 178 et passim. On trouve cependant, bien que rarement, Oeôç èvav6pw7tyi<ïaç.

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