‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 73 sur 409 · Ad lovianum, i, Lietzm., p. 251; Fragm. 119, p · texte numérisé non relu

Ad lovianum, i, Lietzm., p. 251; Fragm. 119, p

6. V Epist. ad lovianum et le traité De unione s'occupent surtout de

à l'unité en Jésus-Christ de volonté et d'opération : le monothélisme sortait déjà du monophysisme. On a vu plus haut qu'il ne regardait pas comme possible la coexistence en un même être de deux principes d'activité libre. Aussi « nous confessons, dit-il, le Christ un, et, en vertu de cette unité, nous adorons en lui une seule nature, une seule volonté, une seule opération » ((Ji,(av wç Ivb; aÙTOû tv^v t£ (pufftv, xa\ t"J)v OArjaiv, xal T^jv Ivépyeiav 7cpocfxuvou[X6v) * . Cette activité et cette volonté résident dans le Verbe : il est le moteur (to xivoùv) ; la chair est l'organe et le mobile (opYotvov), et ainsi du moteur et du mobile résulte un seul être opérateur ; Oviio yàp êv Çwov èx xivoujxevou xal xivyitixoû ffuvi'ffxaTO, xat où oûo î) Ix Suo T£Xei'o)v xa\ aùxoxivviTwv^, Cette théorie aristotélicienne du moteur et du mobile appliquée au Verbe incarné resta célèbre chez les disciples d'Apollinaire. L'un d'eux, Julien, écrivant à Polémon, lui rappelait avec orgueil que leur maître avait été le premier et le seul à expliquer par ce moyen le mystère jusqu'ici caché à tous^.

Telles sont les erreurs fondamentales d'Apollinaire : l'unité de nature et partant d'activité, l'absence en Jésus-Christ d'une âme intelligente et libre. Ces erreurs ont entraîné des erreurs secondaires, mais elles ont aussi donné aux adversaires du laodicéen l'occasion de lui en imputer certaines autres qu'il ne paraît pas avoir soutenues et dont il faut dire un mot. Ces méprises s'expliquent par les audaces et les ambiguïtés de langage de l'hérésiarque, et par ce fait que, de son vivant même, sa doctrine ne fut pas interprétée d'une

cette question. Pour l'emploi de Qeotôxo; en particulier y. Ad lovianum, 1 (p. 231); De fide et incarnatione, 3, 6 (pp. i'JS, 198).

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