‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 75 sur 409 · Fragra. 93, p · texte numérisé non relu

Fragra. 93, p

mais passible comme «gffapxwfxévT). Les orthodoxes ne parlent pas autrement de l'unique personne du Verbe qu'ils admettent dans le Christ.

Et il en faut dire autant de l'accusation de subordinatianisme^ Apollinaire, nous le savons, était un nicéen ardent; mais l'union exagérée qu'il croyait exister entre le Verbe et la chair, si elle exaltait celle-ci, semblait au contraire rabaisser celui-là. Elle inspirait à l'évêque de Laodicée des phrases comme la suivante : « Le Christ est médiateur entre Dieu et l'homme : il n'est donc ni tout homme ni tout Dieu, mais un mélange de Dieu et de l'homme^ » ; elle l'amenait à attribuer au Verbe les passions et les infirmités de la chair; et c'en était assez pour que des adversaires prévenus pussent le croire entaché de semi-arianisme.

Quant au reproche qu'on lui a fait d'être millénariste, et d'un millénarisme légaliste et grossier, saint Épiphane, qui ménage beaucoup la personne d'Apollinaire, refuse, à la vérité, de le croire établi', mais saint Basile et saint Grégoire de Nazianze le formulent expressément, et il cadre assez bien avec le caractère littéral de l'exégèse d'Apollinaire'', pour qu'on le juge légitime.

L'exposé qui précède peut donner quelque idée de la doctrine de l'évêque de Laodicée. Nous verrons bientôt comment l'Eglise officielle l'accueillit. Ce que nous devons dire, en attendant, c'est que, grâce à sa réputation de science, le maître groupa rapidement autour de lui des disciples nombreux. Saint Basile témoigne

i. Greg. Naz., Epist. CI, 16; Grec. Nyss., Antirrheticus, 26; Théodoket, Haeret fabul., IV, 8.

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