Timothée, Hpô; '0|A(Jviov, ap. I.ietzm., p
LAPOLLINARISME 107
bien reçu à Rome, devint plus tard évêque de Béryte, mais dans la suite fut déposé par Damase au synode romain de 377, et finalement exilé en Thrace, vers 388. 11 reste de ses ouvrages quelques fragments'. Son autorité d'ailleurs fut en partie effacée, de son vivant même, par celle de son disciple Polémon, défenseur fougueux du raonophysisme^. Puis, après ces deux chefs, nous connaissons encore, dans la même fraction d'apoUinaristes, quelques personnages secondaires : Julien, qui était en relations épistolaires avec Polémon, Tévêque Jobius, Eunomius de Bérée, en Thrace. D'eux aussi on a conservé quelques lignes^.
L'autre parti apollinariste, le parti modéré, rejetai! le langage violent des synousiastes, ne voulait poini que l'on parlât de consubstantialité entre la chair de Jésus-Christ et sa divinité, citait avec éloge les docteurs catholiques, tout en s'ingéniant à les tirer à lui, et, loin de les exagérer, s'efforçait d'effacer, en paroles du moins, les différences entre la doctrine orthodoxe et celle d'Apollinaire. Ses fauteurs tenaient cependant pour l'absence d'une âme intelligente et pour l'unité de nature en Jésus-Christ, mais en expliquant cette unité au fond comme une simple unité de personne. Les représentants les plus connus de cette fraction modérée sont Valentin, qui semble avoir été, en Egypte, le chef du parti, et un évêque Homonius, qui se déclara énergiquement contre Timothée'.
Ces controverses paraissent avoir divisé les disciples d'Apollinaire vers les années 390-400, Un peu plus