Demyst. theol., Il, III (col. 102o
2. Capitum theol. et oeconomic, centuria I. 4,7; centur. II, 2, 3;iV/«/stagogia, Piooemium (P. G., XCI, GOi). A comparer la définition de Dieu donnée par Anaslase le Sinaïte : Ôeô; [xsv èaxiv o'jaiaàvaixioç, a'cTÎx 7tavaX/y)?, nâariZ atitot; alxia rt; ÛTCspouato;. Qtoç èaTiv àvtovu[xo; xal dcTr.jjLavToç Tiap' àvôpwTroi; uTiap^iç, TrâaY]; uTCap^eo); T:o'.r{ZiV.ri {Hodegos, II, P. G., LXXXrX, 53).
vers le milieu du vi^ siècle, un philosophe assez obscur, Jean Askunages, et qui fut reprise avec plus d'éclat, vers la même époque, par l'alexandrin Jean Philopon. Celui-ci était un aristotélicien distingué, auteur d'un ouvrage intitulé L'arbitre (Aiaixr|Tr,ç) dont saint Jean Damascène a conservé des fragments importants ' . Philopon y remarque que toute nature existante est forcément individuelle, et qu'étant individuelle elle est forcément une hypostase, car individu et hypostase se confondent 2. Il en conclut que, puisqu'il n'y a en Jésus- Christ qu'une hypostase, il n y a non plus qu'une nature, mais aussi que, puisqu'il y a en Dieu trois hypostases, on y doit compter trois natures : "Edtto xpeTç cpuaeiç /éyeiv ^îifxaç Itti Trjç àyi'aç xpidcSoç-^- Delà le nom de trithéites (■rpiôeiTai) qui fut donné à ses disciples. Ce n'est pas à dire qu'ils admissent réellement trois dieux. Le prêtre Timothée, dans son De receptione haereticorum '', remarque bien que s'ils confessent trois substances (oùaïaç) ou natures (cpuastç) égales, ils refusent cependant de dire qu'il y a trois dieux ou trois divinités.
Une autre erreur, procédant au contraire d'un réalisme exagéré, fut émise, presque à la même époque, par le patriarche monophysite d'Alexandrie, Damien (578-605) ^ Autre, disait-il, est le Père, autre le Fils, autre le Saint-Esprit; mais chacune de ces trois personnes n'est pas Dieu par nature et en soi (xaô' éautov 6eov (puasi), mais seulement par participation de la nature divine existante en chacune d'elles inséparable-
1. De haeresibus, 83 [P. G., XCIV, 744etsuiv.). L'ouvrage entier existe dans une traduction syriaque conservée au Musée briianuique (Wright. Catalog., H, 587; et". I, 414, 388). Sur Jean Pljilopou. voir encore De sectis. Aclio V, 6; PuuTics, Biblioth., codd. stl, 2i, 75: Jean d'Éphèse, Rist. eccles., V, 1-12. Cl. o. bxKDEHUEyMLP., Pairolog ie, 3« édit., p. 471.
2. "Atoixov ôè tauTÔv eîvai xai uTiôaTacrtv àpTÎw: Qeov.yjx\i.f^ (col. (753).