‹ Histoire des dogmesChapitre 192 sur 426 · d.,can · texte numérisé non relu

d.,can

beau-père d'épouser sa bru ^ ; au beau-frère d'épouser sa belle-sœur^; défense d'épouser la fiancée d'un autre du vivant de cet autre ^. Pour pouvoir épouser celle qu'il a enlevée, le ravisseur doit préalablement la rendre à ses parents^. Une fille ou une esclave ne peut se marier sans le consentement de son père ou de son maître ^. Toutes ces prescriptions renouvelées des anciens canons ou portées à nouveau, sont les témoins d'un droit matrimonial qui s'étend de plus en plus, et qui devient plus touffu à mesure sans doute que les mœurs elles-mêmes deviennent moins délicates.

§ 10. — Le culte des saints et les dévotions secondaires.

On a déjà vu au siècle précédent se développer dans l'Eglise, tout autour du dogme et du culte essentiel, une série de croyances et de pratiques qui en sont la conséquence et le prolongement plus ou moins directs. Ces développements atteignent dans l'Église grecque leur plus grande ampleur du v^ au viii^ siècle. Nous n'en parlerons que dans la mesure où leur objet présente un intérêt dogmatique plus marqué^.

Le culte de Marie n'était pas inconnu au iv« siècle; mais la définition du concile d'Éphèse (431), en faisant de la maternité divine le mot de passe de la foi christologique contre les nestoriens, contribua singulièrement à l'accroître. Les splendides apostrophes adressées à la Mère de Dieu par saint Cyrille, dans son

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